Allo la franco, les élèves allophones fêtent la francophonie

Vendredi 20 mars 2026, l’académie a participé pour la première fois à la Fête de la francophonie avec un projet : « Allo la Franco, les élèves allophones fêtent la francophonie », organisé à l’amphithéâtre Samuel Paty au rectorat.

Un projet expérimental

Allo la franco fait suite à un projet expérimental initié en 2024-2025 avec des élèves d’unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (UPE2A) du collège des Gayeulles à Rennes (35) et leur enseignante, Lydia Cardinal. Il s’agissait de faire découvrir les richesses de la francophonie par des élèves dont le français n’est pas la langue maternelle. Chaque élève avait choisi un mot français et expliqué pourquoi ce mot était son préféré. Il devait aussi réfléchir aux sonorités et à la typographie du mot.

Devant l’enthousiasme des élèves, le projet a été proposé à d’autres enseignantes en UPE2A, une vingtaine d’entre elles ont fait participer leurs élèves. Le même principe cette année a été repris mais les élèves ont dû élire 2 mots pour représenter leur école ou collège. Nommée en cours d’année, la directrice du CASNAV a été intégrée au projet.

La fête de la francophonie

Depuis 1988, la Fête de la francophonie est célébrée le 20 mars par les 93 pays qui « ont le français en partage ». Pour la première fois, l’académie de Rennes participe à cet événement avec le projet Allo La Franco, les élèves allophones fêtent la francophonie. Ecoliers, collégiens et lycéens en UPE2A ont travaillé de décembre à mars pour choisir leur mot préféré, le définir, le dessiner et enfin voter pour élire les 2 élèves et les 2 mots qui représenteraient leur établissement le 20 mars.

Un programme qui a eu du succès

Ce projet a rencontré un vif succès auprès des classes d’UPE2A. Les descriptifs de mots choisis par les élèves allophones sont drôles, poétiques et très pertinents. En leur demandant leur avis sur la langue française, le projet valorise des élèves dont ce n’est pas la langue maternelle.

23 langues sont représentées par les élèves participant au projet : vietnamien, roumain, soussou, portugais, albanais, wolof, macédonien, dari, serbe, arabe, arabe palestinien, pachto, hindi, diakhanké, lingala, afghan, somali, ukrainien, géorgien, tigrigna, swahili, berbère, espagnol. Sur chaque maquette, le choix a été fait d’indiquer la langue maternelle de l’élève plutôt que son pays, le QR code permet d’entendre la traduction du mot français choisi prononcé par l’élève.

Enfin, en invitant le poète Falmarès, les élèves allophones ont découvert un parcours exceptionnel : ayant quitté la Guinée à 14 ans et vécu un itinéraire migratoire difficile, Falmarès a été scolarisé au lycée professionnel Jean Guéhénno à Vannes (56) où il s’est pris de passion pour la poésie française. Il est édité chez Gallimard et publie ce mois-ci Les jardins flamboyants, son 6ème recueil de poèmes.

Mise à jour : mars 2026