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Les 3e et le spectacle (sur-)vivant
Actualités des Côtes-d'Armor

Le jeudi 24 janvier 2019, tous les 3e du collège François Lorant à Moncontour ont assisté à la représentation, par le Théâtre du Totem, de la pièce de Denise Bonal, "Honorée par un petit monument". "Dénoncer les travers de la société", et "Se raconter, se représenter" sont deux thèmes d’étude au programme en classe de 3e. Le handicap prend donc pleinement sa place dans cette réflexion et le théâtre est un parfait vecteur pour donner corps à ce qui pourrait, en classe, ne rester que théorique.

Noir dans la salle et blanc acier sur scène, Antoine se réveille dans une chambre d'hopital, il vient d’être amputé : un accident sur son lieu de travail le prive d’une partie de lui. Désespoir, déni, comment se « reconstruire » ? Pour Antoine, pas d’alternative, l’hôpital doit lui restituer ce qu’il lui a retiré. Il se met en tête de récupérer sa jambe (ce « lui » dont il ne s’imagine pas privé) pour l’enterrer avec toute la pompe requise, afin que cette jambe soit « honorée par un petit monument » et qu’il puisse plus tard être complet dans la mort.

Rêves, cauchemars atroces, discussions gentiment grivoises, flirt badin avec la belle Hélène, échanges houleux et douloureux avec sa mère : Antoine avance, malgré tout, malgré lui. S’il s’écrie au départ : « Je vivrai en pointillés », il reconnait ensuite qu’il voulait avant tout « être nécessaire ». Reste à déterminer comme il pourra continuer à l’être.

 

Montcontour

 

Les élèves ont su faire preuve d’une belle qualité d’écoute tout au long de la représentation et c’est tout naturellement que la discussion s’est amorcée en bord de scène, avec les comédiens revenus après les saluts.

Chloé s’est interrogée sur le temps nécessaire à la création d’un tel spectacle. Zoé voulait savoir si un fait réel était bien à l’origine de la pièce. Nils est intervenu pour s’étonner des aspects parfois caricaturaux des personnages et pour commenter la scène de cauchemar, forte de son effet « Massacre à la tronçonneuse » ! Charlotte qui posait la question du message exact véhiculé par la pièce s’est vu retourner sa question...à laquelle elle a très aisément donné réponse : « avancer dans la vie, quand même. » Rosalie, pour sa part, est revenue sur la distribution : « Pour choisir vos rôles, vous aviez un personnage préféré ? ». Question jugée pertinente par Laurence Colin, « l’infirmière » et Zouliha Magri, « la mère », qui ont hésité un moment avant de se fixer sur leur personnage définitif : mère ou infirmière ? Deux figures incontournables auprès du jeune Antoine, deux manières de coller au réel...et de le retrouver.

Reste désormais à réinvestir pleinement cette expérience en classe, par le biais de restitutions et lectures variées : un réseau d’ouvrages sur le thème du handicap, de la maladie et de la différence circule depuis déjà plusieurs mois entre les quatre classes.

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