Le matériau ne "se promenait pas " ou très
peu
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- Comme le montre notre carte, le site du Roz - d'où paraît
provenir le pourcentage le plus important de pierres "microgrenues" utilisées
dans les édifices religieux de cette région, occupe approximativement le centre d'une
zone de contour sub-elliptique dont le grand axe atteint plus de 50km et le petit axe
40km. La répartition des constructions souligne le rôle majeur joué par les
transports maritimes. Les pierres, directement embarquées à la carrière
pouvaient, sans grosses difficultés, atteindre aussi bien les rives septentrionales de la
rade de Brest et ses abords occidentaux dans le Pays de Léon (d'où les constructions en
pierres de Logonna ne s'éloignent guère de plus 6-7km) que les rives méridionales de la
même rade en presqu'île de Crozon. Mieux, par les rias de l'Elorn et de
l'Aulne, les navires pouvaient s'avancer profondément dans les terres
et atteindre Landerneau et Châteaulin; de là, la pierre du Roz pouvait
encore rayonner un peu par charrois. En fait sans cette double conjoncture éminemment
favorable (extraction au bord de la mer et transports aisés par voie d'eau),
la pierre de Logonna n'aurait pas connu un tel essor dans le passé.

Emploi de la microdiorite du Roz dans les
édifices religieux.
(La carrière du Roz est figurée par une étoile).
Mais ces pierres atteignaient rapidement leur limite d'utilisation(---)
car il y avait une concurrence avec d'autres roches. Par exemple à
l'est, les "microgranites" se heurtaient au granite de Plounéour-Menez
et ce, dès Sizun. Au nord, le même problème de concurrence se posait avec le granite
de Kersaint (à Landerneau...); enfin, au nord-ouest, avec le vaste massif de l'Aber-Ildut
et le granite de Trégana. D'où la présence d'édifices "mixtes"
où se côtoient "microgranite" du bassin de la rade de Brest et granite du
bassin adjacent.
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Granite de l'Aber-Ildut,
schiste des Monts d'Arrée,
microdiorite du Roz
se côtoient dans ce vieux mur
de Landerneau.
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