IFREMER LYCÉE DE L'HARTELOIRE

 

IMPACT SUR L'ANIMAL

La sonde électronique est un faisceau de 5 à 10 nm qui doit être le plus fin et le plus droit possible. C'est pourquoi l'opération se passe dans un vide ultra poussé. L'énergie cinétique produite par le faisceau atteint l'échantillon, le pénètre et se transforme en énergie thermique. Cette dernière, souvent à très haute température, peut griller l'objet.

Il faut donc procéder avant l'opération, à la métallisation qui va alors servir de protection. On peut aussi ajouter un vernis d'argent entre la bête et le support afin d'éviter que ce dernier ne se charge et ne dévie le faisceau, le courant produit étant détourné vers la masse de l'appareil.

Enfin, le résultat sur l'écran s'obtient à partir d'une émission rayonnante d'énergie libérée du corps de l'échantillon. Il en existe trois sortes :

- Les rayons X : ils permettent l'analyse quantitative et qualitative des atomes de l'échantillon ciblé.

- Les électrons rétro diffusés : ils renseignent sur la différence des numéros atomiques et permettent ainsi d'accentuer le contraste de l'image.

- Les électrons secondaires : ils sont utilisés au microscope électronique à balayage pour constituer l'image de l'échantillon car ce sont les seuls des trois rayons ou électrons à être attirés par le collecteur. Ils portent les informations de l'atome touché : en effet, plus cet atome a un faible numéro atomique, plus le faisceau sera capable de rentrer dans l'échantillon.

A l'écran, les différences de niveaux de gris sont caractéristiques de l'atome touché : on obtient une image claire, si son numéro atomique est fort, une image sombre, si son numéro atomique est faible.