Automne

Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d'automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s'en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d'amour et d'infidélité
Qui parle d'une bague et d'un coeur que l'on brise

Oh ! l'automne l'automne a fait mourir l'été
Dans le brouillard s'en vont deux silhouettes grises

 

L 'automne des Canaries

Voici les seuls coteaux, voici les seuls vallons
Où Bacchus et Pomone ont établi leur gloire ;
Jamais le riche honneur de ce beau territoire
Ne ressentit l'effort des rudes aquilons.

Les figues, les muscats, les pêches, les melons
Y couronnent ce dieu qui se délecte à boire ;
Et les nobles palmiers, sacrés à la victoire,
S'y courbent sous des fruits qu'au miel nous égalons.

Les cannes au doux suc, non dans les marécages
Mais sur des flancs de roches, y forment des bocages
Dont l'or plein d'ambroisie éclate et monte aux cieux.

L'orange en même jour y mûrit et boutonne,
Et durant tous les mois on peut voir en ces lieux
Le printemps et l'été confondus en l'automne.

 

TRAVAIL A EFFECTUER :

1 - Comparez les titres des deux poèmes.

2 - Comparez la structure de ces poèmes.

3 - Relevez deux champs lexicaux qui vous semblent essentiels dans chacun des poèmes. Que pouvez-vous en déduire sur la vision que chaque poète se fait de l'automne ?

 

 

Fichier téléchargeable sous Word : partie 2 du devoir.doc

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Oeuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.