séquence pluridisciplinaire français-latin
2nde

 

Voici une séquence exploitant quelques outils informatiques simples et facilement accessibles. Ce travail a été présenté au salon de l'éducation, à Paris, le 25 novembre 1999, dans le cadre d'une exposition montrant ce que pourrait être un lycée au XXIème siècle. Cette séquence n'a pu être testée avec une classe.

 

La conception
Cet ensemble, qui se compose d'une partie française et d'une partie latine, s'efforce de définir la perception que quelques poètes, romains du premier siècle après J.-C. ou français du XIXème siècle, pouvaient avoir d'une saison et de comparer ces différentes approches. La saison que nous avons retenue est l'automne.

Pourquoi cette idée ?
Notre projet s'inspire du lien évident qui lie l'homme à son milieu, les saisons étant, au moins dans nos pays occidentaux, le découpage astronomique qui doit théoriser et justifier le cycle plus ou moins régulier de certains phénomènes naturels : pluies, vents, froid ou chaleur, mouvements de la mer. Mais étant entendu que ces phénomènes exercent une influence directe sur l'activité de l'homme ainsi que sur la quantité et la qualité de certaines de ses ressources vitales, l'eau et la nourriture, il nous a semblé intéressant de voir comment des gens de deux époques et de deux régions différentes pouvaient percevoir et ressentir le mécanisme des saisons. Le risque de ce travail, mais c'est aussi ce qui en faisait l'intérêt, consistait à vouloir forcer la comparaison, à vouloir comparer ce qui n'était pas forcément comparable. D'autre part, pour des raisons évidentes de calendrier, il n'était pas envisageable de considérer tous les aspects possibles de l'étude; il fallait se contenter de quelques points précis sur lesquels pourraient être menés des activités brèves et variées, activités autour desquelles pourraient également s'articuler les nécessaires progressions grammaticales et lexicales. La saison automnale semblait être l'une des plus riches et des plus propices à ce travail : saison des récoltes et des vendanges, transition entre deux saisons extrêmes, elle offrait le double avantage de nous placer au coeur des préoccupations d'un Romain du premier siècle, à qui elle apportait fruits et vins en abondance, et d'être intimement liée au culte d'un dieu extrêmement ancien, Dionysos-Bacchus, traditionnellement dédicataire des représentations théâtrales dans l'antiquité et représentant d'une certaine forme d'inspiration poétique. D'autre part, au XIXème siècle, de nombreux poètes français chantaient l'automne pour sa fertilité (influence antique ?), admiraient la force de ses tempêtes et la beauté de ses paysages cuivrés, tandis que d'autres (ou les mêmes selon les circonstances) se laissaient aller à la douce mélancolie qu'accompagnaient la disparition de la lumière et de la chaleur et l'entrée progressive dans l'hiver. Ensuite, tout était affaire de choix et de compromis. Le travail que nous proposons ne se prétend ni parfait ni exhaustif. Il ne fait qu'essayer de réaliser ses objectifs initiaux, conscient de ses limites et de ses insuffisances.

Partie française

Partie latine

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Pierre Gardenat
Rectorat de Rennes
pierre.gardenat@ac-rennes.fr



Oeuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.