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Une séquence sur L’Assommoir de ZOLA avec quelques suggestions pour l’utilisation du dictionnaire Robert Électronique

Séquence et exercices conçus pour une classe de 1ère
par Yvon Logéat, professeur au Lycée Sévigné (Cesson-Sévigné)

Sommaire

  1. Construction d’une séquence : tableau synoptique

  2. Deux textes pour nourrir la réflexion :

  3. Des exercices à intégrer dans une séquence et conçus à partir des citations du Robert électronique.

    1. Contrôle de lecture personnelle

    2. Une première approche de l’étude du style

    3. Pour une lecture analytique, travailler sur la grammaire de phrase

    4. S’initier à la dissertation

    5. Un peu d’histoire littéraire pour comprendre les textes

    6. Les comparaisons

    7. Définir un mouvement littéraire

    8. Aide à la dissertation

    9. Une synthèse

  4. Corpus des citations

 Construction d'une séquence

  Lire
le récit
Connaître
le récit
Situer
le récit
Saisir la portée du récit Voir les intentions de l'auteur Définir l'actualité de l'ouvrage
Contenus du cours Points de repère après première lecture Récit et construction narrative Naturalisme et documents sur la société Image du peuple Prise de position du romancier Film et roman : Zola et le 20ème siècle
Connaissances et problématique Le sens du titre Schéma narratif
Schéma actanciel
Tension entre le récit et l'information Une vision réaliste, naturaliste, ou lyrique ? Une prise de position idéologique Une adaptation du roman de Zola
Analyse Analyse à faire à partir des articles du dictionnaire : assommoir assommer Donner un titre à chaque chapitre du roman, puis faire le schéma de la structure du roman

Repérer les moments forts, distinguer scènes, sommaires, ellipses.

Construire le schéma actanciel à partir du personnage de Gervaise.

Étudier les thèmes suivants:
Fêtes
Travail
Famille
Nourriture

à l'aide de recherches sur  CD Rom, des extraits des Carnets de Zola.
Comparer les données documentaires et les données romanesques.
Commenter cette affirmation extraite de l'article "Roman" de l'Encycl. Universalis, en l'illustrant de passages choisis.

(la citation complète est donnée sous le tableau)

"Le peuple est ainsi, mais c'est parce que la société le veut bien." Étudier les thèmes suivants :
Misère
Langage
Politique 
Film Gervaise de rené Clément.
Comparer les deux titres
Comparer les deux structures narratives.
Activités possibles avec le Dictionnaire Robert Électronique (cliquer sur les liens pour accéder directement aux exercices) Contrôle de lecture personnelle (évaluation individuelle de tous les élèves)   Une première approche de l'étude du style (module)

Pour une lecture analytique, travailler sur la grammaire de phrase
(module)

S'initier à la dissertation (aide individualisée)

Aide à la dissertation (aide individualisée)

Un peu d'histoire littéraire pour comprendre les textes (module)

Les comparaisons (aide individualisée)

Définir un mouvement littéraire

Une synthèse (évaluation individuelle de tous les élèves)
Écriture Rédaction construite de conclusions à partir des quatre axes de l'étude En module : Goujet écrit à Nana après la mort de sa mère pour lui raconter leur dernière entrevue Étude littéraire : La maison Aide à la dissertation
Rédaction d'un plan détaillé
En groupes : rédaction d'un plan détaillé, à partir de la recherche sur CD Rom Écrire un article critique sur le roman et le film.
Lecture   Incipit et excipit Gervaise sur les boulevards extérieurs Le dîner chez Gervaise Lalie

Le mélodrame

La noce dans le livre et dans le film
Oral   Lecture méthodique
Que penser du personnage de Gervaise?
Lecture méthodique L'Assommoir roman ou document? Lecture méthodique La sensibilité du romancier Lecture à haute voix d'un passage choisi Exposé oral

Citation : "Ce réalisme est le plus souvent brouillé par la protestation lyrique de l'écrivain  au spectacle des misères ouvrières, de la cruauté des riches, de l'écrasement de l'homme par la vie et par la machine. Car le romancier naturaliste est contraint de se pencher sur des phénomènes sociaux auxquels il n'appartient pas."

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Deux textes en guise d'introduction

Une belle définition du style

« Les cheminements des passants présentent une série de tours et de détours assimilables à des « tournures » ou « figures de style ». Il y a une rhétorique de la marche. L’art de « tourner » des phrases a pour équivalent un art de tourner des parcours. Comme le langage ordinaire, cet art combine des styles et des usages. Le style spécifie « une structure linguistique qui manifeste sur le plan symbolique, la manière d’être au monde fondamentale d’un homme » ; il connote un singulier. L’usage définit le phénomène social par lequel un système de communication se manifeste en fait ; il renvoie à une norme. Le style et l’usage visent tous deux une « manière de faire » (de parler, de marcher, etc.) mais l’un comme un traitement singulier du symbolique, l’autre comme un élément d’un code. Ils se croisent pour former un style de l’usage, manière d’être et manière de faire. »

De Certeau  L’invention du quotidien. Les arts de faire (Folio Essais)

Un dictionnaire conçu comme une anthologie.

Extrait de la préface de la quatrième édition du dictionnaire Robert, Alain Rey, 1984

« ... Les citations représentent à peu près tous les types de discours littéraire et didactique. Le choix des sources pose évidemment d’innombrables problèmes. Littré, on le sait, avait éliminé l’une des principales difficultés en ne s’appuyant que sur les écrivains du passé - de son passé -, acceptant à peine Chateaubriand et quelques bribes du jeune Hugo, de Lamartine ou...de Charles de Bernard, romancier alors à la mode. Littré, non par ignorance ou par mépris, écarte impitoyablement la plupart de ses contemporains et jusqu’à son maître spirituel Auguste Comte. Le Robert, au contraire, tente de refléter la diversité des usages, en citant de très nombreux contemporains, auteurs d’avant-garde, auteurs à succès et même auteurs « populaires », auteurs non français aussi, qu’il s’agisse de Français d’adoption (Julien Green, Ionesco, Beckett) ou des représentants d’une civilisation francophone (Belges, Suisses, Québécois et Acadiens, et, en français langue étrangère, Maghrébins, Africains, Libanais...). Exactement référencées (la description des éditions utilisées est donnée en bibliographie), ces citations sont numérotées par article : pour respecter - sauf modification absolument nécessaire- les numéros de citations de la première édition...

Plus que l’auteur, c’est le contenu de l’exemple qui importe. Ce contenu va de la simple attestation d’une forme lexicale en fonction et en contexte - elle peut alors prêter à sourire si une banalité nécessaire s’orne d’une illustre signature : on évitera « il fait chaud » signé Valéry ! - à la citation descriptive, définitoire, à la citation-pensée ou au fragment de texte véhiculant une beauté stylistique. Cette littérarité de l’exemple, très étrangère aux préoccupations de la linguistique pure, nous y tenons beaucoup, et ce dictionnaire ne refuse pas, bien au contraire, d’être tenu pour une anthologie, un florilège. Il rejoint en cela deux immenses traditions d’ouvrages de référence : celle de l’Islam classique et celle de la Chine. Oublier telle description qui a fait date dans l’élaboration de l’« objet textuel » à fort pouvoir imaginaire devient alors une faute que nous avons parfois évitée... Qu’on se reporte à casquette où s’amorce l’inoubliable passage que Flaubert a consacré à cet objet et où tout le personnage de son possesseur, l’infortuné Charles Bovary, est en germe ou bien à telle réflexion de Francis Ponge à propos de l’indissoluble amalgame du mot et de la chose (crevette par exemple), ou à la description de certaine tomate par laquelle Robbe-Grillet, dans Les Gommes, illustrait un aspect important d’un objet littéraire en gestation, le nouveau roman.

...Si la littérature domine, ce n’est pas par un choix traditionnel qui prétendrait que cette forme d’expression est la seule à attester un « bon usage ». Tout au contraire, le discours littéraire nous importe parce qu’il représente la plus grande variété d’usages : du grand lyrisme de Corneille ou de Saint-John Perse à la poésie familière de Mathurin Régnier ou de Prévert, de la prose noble depuis Bossuet jusqu’à Montherlant ou à Malraux, vers les reflets stylistiques des usages populaires, de Rabelais à Queneau ou à Céline en passant par Zola... »

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Des exercices à partir du Robert Électronique

  • Un roman naturaliste : l’Assommoir

  • Le Robert Électronique : pour le professeur, une banque de textes courts facilement exploitables en classe

NB : Les travaux suivants supposent une lecture préalable de l’oeuvre par chaque élève et une approche de la notion de « naturalisme » à l’occasion de l’étude de l’oeuvre intégrale, par exemple.

Exercice 1 : Contrôle de lecture personnelle de L’Assommoir

  1. Résumez l’intrigue de L’Assommoir .en une dizaine de lignes (3 points)
  2. Illustrez le plus possible de sens des deux articles du dictionnaire Robert : « assommoir » et « assommer », à partir de votre première lecture de L’Assommoir. (5 points)

  3. Quelle a été l’attitude de Goujet vis à vis de Gervaise d’un bout à l’autre du récit. (4 points)

  4. Comment qualifieriez-vous l’attitude de Nana à partir de son adolescence ? Cette attitude vous choque-t-elle ? (4 points)

  5. Votre première lecture de L’Assommoir vous permet-elle de confirmer son appartenance au naturalisme ? (Appuyez-vous sur l’étude menée en classe à l’occasion de la synthèse faite sur les héroïnes de romans au 19ème siècle). Justifiez votre opinion.(4 points).

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Exercice 2 : Une première approche de l’étude du style

En guise d'exemple, voici retranscrites, dans l’ordre, les citations du Chapitre II du roman. L’exercice consistera à soumettre ces citations aux élèves et à leur demander de les analyser en les surlignant à l’aide de couleurs codées, et/ou en usant d'attributs typographiques qui seront autant de distinctions pour l’analyse.

Exemples :

  • On parlait : analyse des formes verbales
  • vert glauque d'eau trouble : lexique , réseau lexical de la saleté, misère
  • Les jours amenaient les jours, pardi. On aurait toujours bien la niche et la pâtée : point de vue

  • les seins tombés : point de vue mêlé, narrateur et/ou personnage + vision dépréciative etc...

On peut travailler sur papier, ou sur un réseau informatique si l’établissement en dispose.

Pour l’exercice, les couleurs seront bien entendu effacées

L’Assommoir, Chapitre II Citations ordonnées du Robert
Les chiffres en gras correspondent au numéro des pages de l’édition Pocket

  • On parlait très fort, avec des éclats de voix qui déchiraient le murmure gras des enrouements. 60
  • Sur la rue, la maison avait cinq étages, alignant chacun à la file quinze fenêtres (...)En bas, quatre boutiques occupaient le rez-de-chaussée (...) La maison paraissait d'autant plus colossale qu'elle s'élevait entre deux petites constructions basses, chétives, collées contre elle (...) 65 
  • C'étaient des murailles grises, mangées d'une lèpre jaune (...) 66 
  • Les fenêtres sans persienne montraient des vitres nues, d'un vert glauque d'eau trouble. Certaines, ouvertes, laissaient pendre des matelas à carreaux bleus, qui prenaient l'air devant d'autres, sur des cordes tendues, des linges séchaient (...) 66 
  • En bas, desservant chaque façade, une porte haute et étroite, sans boiserie, taillée dans le nu du plâtre, creusait un vestibule lézardé, au fond duquel tournaient les marches boueuses d'un escalier à rampe de fer (...) 66 
  • En bas, un menuisier chantait, accompagné par les sifflements réguliers de sa varlope (...) 67 
  • Lui, rigoleur, ne s'embarrassait pas de l'avenir. Les jours amenaient les jours, pardi. On aurait toujours bien la niche et la pâtée. 69
  •  (...) très loin, au fond de quelque restaurant, un violon jouait un quadrille canaille à quelque noce attardée, une petite musique cristalline, nette et déliée comme une phrase d'harmonica. 72 
  • Il avait pris à gauche, un long corridor. Il tourna deux fois, la première encore à gauche, la seconde à droite. Le corridor s'allongeait toujours, se bifurquait, resserré, lézardé, décrépi, de loin en loin éclairé par une mince flamme de gaz (...) 76 
  • (...) un établi tout petit, encombré de pinces, de cisailles, de scies microscopiques, grasses et très sales. 77
  • (Gervaise) trouvait la femme très vieille pour ses trente ans, l'air revêche, malpropre avec ses cheveux queue de vache, roulés sur sa camisole défaite. Il faisait terriblement chaud. Des gouttes de sueur perlaient sur la face verdie de Lorilleux; tandis que madame Lorilleux se décidait à retirer sa camisole, les bras nus, la chemise plaquant sur les seins tombés. 78
  • Il les mouillait d'une goutte de borax, prise dans le cul d'un verre cassé, à côté de lui; et, rapidement, il les rougissait à la lampe, sous la flamme horizontale du chalumeau. 79

Commentaire sur l’exercice 2 L’observation de ces citations du texte laisse percevoir tous les traits propres à l’écriture de Zola. On évoquera bien sûr le lexique : champs lexicaux (bâtiment, termes de métier...) et réseaux sémantiques (saleté, misère...) qui sont facilement repérables. Déjà à travers cette étude du lexique apparaissent certains traits du naturalisme, comme la précision de l’observation et la volonté de dépeindre un milieu social. L’emploi des verbes à l’imparfait, participant de la description, laisse percevoir aussi une vision symbolique de la maison ; en effet, il ne s’agit ni de verbes d’état, ni de verbes passifs mais de verbes actifs ou pronominaux.
On devine aussi que la description de la maison est à la fois subjective (regard de Gervaise) et plutôt objective (reprise de la description par le narrateur). 
Il s’agit là d’un exercice simple, qui dans une évaluation après première lecture du roman par les élèves permet de vérifier les connaissances qu’ils peuvent avoir en matière d’analyse de texte, leur perception de l’écriture de Zola et déjà leur connaissance du naturalisme.

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Exercice 3 Pour une lecture analytique, travailler sur la grammaire de phrase

  •  Consignes et tableau à donner aux élèves sur papier.
  • Les faire travailler à partir des citations du dictionnaire, transposées dans un fichier qu’ils auront créé.

Consignes :

  1. Créer sous Word un fichier que vous nommerez Assommoir.
    Insérer un tableau dans lequel vous inscrirez les rubriques correspondant à celles qui vous ont été fournies sur papier.

  2. Sans fermer votre nouveau fichier, entrer dans le dictionnaire Robert électronique,
    cliquer sur l’icône « citations ». Taper « ZOLA » et « ASSOMMOIR ».
  3. Retrouver dans une dizaine de citations, que vous choisirez, le plus d’éléments possibles permettant de compléter le tableau suivant.
  4. Copier chacune d’elles dans le tableau du fichier Assommoir et faites à leur propos, les observations qui s’imposent sur l’écriture du romancier naturaliste.

Lexique : termes exacts de métier, de technique...

Réseau sémantique relevant d’une observation réaliste

Utilisation particulière des formes verbales

Manifestation d’un point de vue, narrateur, personnage

       
       
       
       
       
       
       
       

Observations

Observations

Observations

Observations

       

Commentaire sur l’exercice 3 Il est question ici de faire travailler les élèves sur des fragments de texte en insistant sur le lexique et la syntaxe des phrases retenues. L’observation précise de citations doit leur permettre de mieux comprendre les procédés de l’écriture naturaliste et perfectionner ainsi leurs méthodes d’analyse pour réaliser étude littéraire ou commentaire.

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Exercice 4 S’initier à la dissertation

Première proposition d'exercice : A partir des citations précédemment retenues et d’une dizaine d’autres, rédigez un texte (contenant une brève introduction et une conclusion) montrant qu’elles permettent d’illustrer certaines affirmations de cet extrait de la préface de L’Assommoir : « ...Ne pas flatter l’ouvrier, ne pas le noircir : une réalité absolument exacte...Montrer le milieu peuple, et expliquer par ce milieu les moeurs du peuple, comme quoi à Paris, la saoûlerie, la débandade de la famille, les coups, l’acceptation de toutes les hontes et de toutes les misères viennent des conditions mêmes de l’existence ouvrière...En un mot, un tableau exact de la vie du peuple. »

Seconde proposition : En vous appuyant sur des citations extraites du dictionnaire Robert électronique, dans un développement construit, répondez aux arguments de deux contemporains de Zola contenus dans les citations ci-dessous :

  1. J'ai lu, comme vous, quelques fragments de l' Assommoir. Ils m'ont déplu. Zola devient une précieuse, à l’inverse. Il croit qu'il y a des mots énergiques, comme Cathos et Madelon croyaient qu'il en existait de nobles. Le Système l'égare.. Il a des principes qui lui rétrécissent la cervelle. Lisez ses feuilletons du lundi, vous verrez comme il croit avoir découvert «le Naturalisme » !   FLAUBERT, Correspondance, 1623, 14 déc. 1876.
  2. (...) ce que je reproche au naturalisme, ce n'est pas le lourd badigeon de son gros style, c'est l'immondice de ses idées ; ce que je lui reproche, c'est d'avoir incarné le matérialisme dans la littérature, d'avoir glorifié la démocratie de l'art !   HUYSMANS, Là-bas, I.

Commentaire sur l’exercice 4 C’est ici un exercice de réflexion et de rédaction qui est demandé : pour rédiger ses textes, l’élève doit faire un choix de citations en conformité avec les idées émises dans les affirmations évoquées et les classer de manière à ce qu’elles illustrent le point de vue qu’il défend.
Bien sûr ces exercices, pour certaines classes, demandent une aide constante du professeur et nécessitent une réécriture après un premier brouillon.

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Exercice 5 Un peu d’histoire littéraire pour comprendre les textes.  Quelques citations pour confirmer des connaissances

Consigne : Recherchez dans un manuel de lettres ou un manuel d’histoire de la littérature, le roman du 19ème siècle auquel appartient chacun des personnages suivants. Prenez des notes sur les passages du manuel qui vous renseignent sur ces romans (mouvements littéraires, auteurs, type d’écriture...)
Choisissez ensuite une dizaine de citations que vous comparerez en les rapprochant ou en les opposant.
Vous confirmerez ou infirmerez enfin les idées que vous avez trouvées dans les manuels sur le mouvement littéraire dans lequel on peut tenter de classer le roman auquel appartiennent les héroïnes

 N.B. Le tableau suivant est donné à titre d’exemple ; il faudra évidemment le faire remplir par les élèves.

Gervaise

Emma

Henriette de Mortsauf

Gervaise pourtant venait de commencer un bonnet appartenant à madame Boche, qu'elle voulait soigner. Elle avait préparé de l'amidon cuit pour le remettre à neuf. Elle promenait doucement, dans le fond de la coiffe, le polonais, un petit fer arrondi des deux bouts.
ZOLA, l'Assommoir, t. I, p. 177.

Ce qui l'effrayait le plus, c'était l'abattement d'Emma; car elle ne parlait pas, n'entendait rien et même semblait ne point souffrir, - comme si son corps et son âme se fussent ensemble reposés de toutes leurs agitations.
FLAUBERT, Mme Bovary, II, XIII

Je la cultivai, je sus lui plaire, et elle devint non pas ma protectrice, mais une amie dont les sentiments eurent je ne sais quoi de maternel.
BALZAC
, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 911.

- Ça c'est du nanan! cria Clémence, en ouvrant un nouveau paquet. Gervaise, prise brusquement d'une grande répugnance, s'était reculée. - Le paquet de madame Gaudron, dit-elle. Je ne veux plus la blanchir, je cherche un prétexte... Non, je ne suis pas plus difficile qu'une autre, j'ai touché à du linge bien dégoûtant dans ma vie; mais, vrai, celui-là, je ne peux pas. 
ZOLA, l'Assommoir, V, t. I, p. 181.

 Elle vint à dire (...) qu'autrefois, avant lui, elle avait aimé quelqu'un (...) Le jeune homme la crut, et néanmoins la questionna pour savoir ce qu'il faisait. - Il était capitaine de vaisseau, mon ami (...) Le clerc sentit alors l'infirmité de sa position; il envia des épaulettes, des croix, des titres. Tout cela devait lui plaire (à Emma) : il s'en doutait à ses habitudes dispendieuses.
FLAUBERT, Madame Bovary, III, V.

(...) nous causions donc de choses indifférentes, pendant qu'elle se creusait la tête en cherchant à se ménager un moment où elle pourrait enfin décharger son coeur dans le mien. 
BALZAC
, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 967.

- (...) Vous étiez blanchisseuse dans votre pays, n'est-ce pas, ma petite ? Gervaise, les manches retroussées, montrant ses beaux bras de blonde, jeunes encore, à peine rosés aux coudes, commençait à décrasser son linge. Elle venait d'étaler une chemise sur la planche étroite de la batterie, mangée et blanchie par l'usure de l'eau; elle la frottait de savon, la retournait, la frottait de l'autre côté. Avant de répondre, elle empoigna son battoir, se mit à taper, criant ses phrases, les ponctuant à coups rudes et cadencés. - Oui, oui, blanchisseuse... A dix ans... Il y a douze ans de ça... Nous allions à la rivière... 
ZOLA, l'Assommoir, t. I, I, p. 18.

.- Allons, bon voyage! leur dit-il, heureux mortels que vous êtes! Puis, s'adressant à Emma, qui portait une robe de soie bleue à quatre falbalas : - Je vous trouve jolie comme un Amour ! Vous allez faire florès à Rouen. 
FLAUBERT
, Mme Bovary, II, XIV.

Mes yeux furent tout à coup frappés par de blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se trouvaient nues pour la première fois, de pudiques épaules qui avaient une âme, et dont la peau satinée éclatait à la lumière comme un tissu de soie. 
BALZAC
, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 785.

(Gervaise) sentit très bien, malgré son avachissement, que la culbute de sa petite, en train de se faire caramboler, l'enfonçait davantage, seule maintenant, n'ayant plus d'enfant à respecter, pouvant se lâcher aussi bas qu'elle tomberait. 
ZOLA, l'Assommoir, t. II, p. 181.

Emma était accoudée à sa fenêtre (elle s'y mettait souvent : la fenêtre, en province, remplace les théâtres et la promenade) [...] 
FLAUBERT, Mme Bovary, II, VII.

(...) elle dépouilla nécessairement ce décorum que toute femme, même la plus naturelle, garde en ses paroles, dans ses regards, dans son maintien quand elle est en présence du monde ou de sa famille, et qui n'est plus de mise en déshabillé 
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p 932.

 

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Exercice 6 Comparer les comparaisons

  • Consignes et tableau vide à donner aux élèves sur papier.

  • Les faire travailler à partir des citations du dictionnaire à transposer dans le fichier qu’ils ont créé.

Consigne : Recherchez une dizaine de citations contenant une comparaison introduite par comme pour chacun des quatre romans suivants. Comparez l’utilisation faite des comparaisons dans chacun des ouvrages évoqués

Stendhal Le Rouge et le Noir

Balzac Le lys dans la vallée

Flaubert Madame Bovary

Zola L’Assommoir

(..) elle y eût lu - dans ce regard - comme un espoir vague de la plus atroce vengeance.
 
STENDHAL, le Rouge et le Noir, t. I, p. 82.

 (...) peut-être ma démarche eût-elle eu quelque chose d'empesé, comme celle d'un fat timide qui entre dans un salon.
STENDHAL, le Rouge et le Noir, II , XLIV. 

Je ne lui trouve pas ce tempérament bilieux qui est celui du génie, et jette sur toutes les actions comme un vernis de passion. C'est au contraire à la façon d'être flegmatique et tranquille des Hollandais qu'elle doit sa rare beauté et ses couleurs si fraîches.
 STENDHAL, le Rouge et le Noir, II, XXV.

Son génie allait jusqu'à l'effrayer; elle croyait apercevoir plus nettement chaque jour le grand homme futur dans ce jeune abbé Elle le voyait pape, elle le voyait premier ministre comme Richelieu. STENDHAL, le Rouge et le Noir, I, XVII.

(Elle) avait tout entendu; elle prit quelque considération pour Julien. Celui-là n'est pas né à genoux, pensa-t-elle, comme ce vieil abbé
STENDHAL, le Rouge et le Noir, II, IV. 

Le désordre fut à son comble, comme disent les journaux en parlant de la Chambre. Au bout d'un gros quart d'heure le silence se rétablit un peu. 
STENDHAL, le Rouge et le Noir,, II, XXIII.

(...) je parle comme une femme outragée dans son honneur, c'est-à-dire dans ce qu'elle a de plus précieux.
 
STENDHAL, le Rouge et le Noir, I, XXI

(...) le jeune Russe avait voulu être léger comme Dorat, là où il eût fallu être simple et intelligible (...) 
STENDHAL, le Rouge et le Noir, II, XXVII.

(...) pour rappeler l'amitié intime de La Mole pour Coconasso, lequel Coconasso, comme un Italien qu'il était, s'appelait Annibal (...)
 STENDHAL, le Rouge et le Noir,  II, X.

(...) Madame de Rênal pensait aux passions, comme nous pensons à la loterie : duperie certaine et bonheur cherché par des fous.
 STENDHAL, le Rouge et le Noir, I, VIII.

Huit ou dix séminaristes vivaient en odeur de sainteté et avaient des visions comme sainte Thérèse et saint François, lorsqu'il reçut les stigmates sur le mont Verna dans l'Apennin. 
STENDHAL, le Rouge et le Noir, I, XXVI.

Ses journées passaient comme des heures.
STENDHAL, le Rouge et le Noir, II, X

Sans savoir pourquoi, mes yeux revenaient au point blanc, à la femme qui brillait dans ce vaste jardin comme au milieu des buissons verts éclatait la clochette d'un convolvulus, flétrie si l'on y touche.
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 789.

(...) je pensai que les couleurs et les feuillages avaient une harmonie, une poésie qui se faisait jour dans l'entendement en charmant le regard (...) Si la couleur est la lumière organisée, ne doit-elle pas avoir un sens comme les combinaisons de l'air ont le leur ?
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 855.

Tout y était silencieux et frémissant comme est la campagne à midi. Les feuillages immobiles se découpaient nettement sur le fond bleu du ciel (...)
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 815.

Oui, pour le moment, ils sont tous bien (...) Moi seul, mon cher Félix, suis délabré comme une vieille tour qui va tomber.
BALZAC, le Lys dans la vallée, t. VIII, p. 953.

Mes yeux furent tout à coup frappés par de blanches épaules rebondies sur lesquelles j'aurais voulu pouvoir me rouler, des épaules légèrement rosées qui semblaient rougir comme si elles se trouvaient nues pour la première fois, de pudiques épaules qui avaient une âme, et dont la peau satinée éclatait à la lumière comme un tissu de soie.
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 785. 

Son accent trahissait une haine réfléchie comme celle d'un Corse, implacable comme sont les jugements de ceux qui, n'ayant pas étudié la vie, n'admettent aucune atténuation aux fautes commises contre les lois du coeur. 
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 1011.

L'amour a ses intuitions comme le génie a les siennes, et je voyais confusément que la violence, la maussaderie, l'hostilité ruineraient mes espérances.
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 806.

Chaque fois, je nais à une vie plus étendue et suis comme le voyageur qui, en montant quelque rocher, découvre à chaque pas un nouvel horizon.
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p. 876.

(...) ce castel ouvragé comme une fleur, et qui semble ne pas peser sur le sol.
BALZAC, le Lys dans la vallée, Pl., t. VIII, p.792.

Ce qui l'effrayait le plus, c'était l'abattement d'Emma; car elle ne parlait pas, n'entendait rien et même semblait ne point souffrir, - comme si son corps et son âme se fussent ensemble reposés de toutes leurs agitations.
FLAUBERT, Mme Bovary, II, XIII. 

C'était comme l'initiation au monde, l'accès de plaisirs défendus.
FLAUBERT, Mme Bovary, I, I.

(...) toute l'amertume de l'existence lui semblait servie sur son assiette, et, à la fumée du bouilli, il montait du fond de son âme comme d'autres bouffées d'affadissement.
FLAUBERT, Mme Bovary, I, IX.

Dans le clair-obscur de l'atelier, la poussière blonde s'envolait de son outil, comme une aigrette d'étincelles sous les fers d'un cheval au galop (...) 
FLAUBERT, Mme Bovary, IV, 7.

Jamais il ne cause davantage, répondit-elle; il est venu ici, la semaine dernière, deux voyageurs en drap, des garçons pleins d'esprit qui contaient, le soir, un tas de farces que j'en pleurais de rire; eh bien, il restait là, comme une alose, sans dire un mot.
FLAUBERT, Mme Bovary, II, I.

(...) une délectation infinie l'envahissait, plaisir tout mêlé d'amertume comme ces vins mal faits qui sentent la résine. FLAUBERT, Mme Bovary, III, XI.

La terre roussâtre comme de la poudre de tabac, amortissait le bruit des pas. FLAUBERT, Mme Bovary, II, IX.

Il n'avait plus, comme autrefois, de ces mots si doux qui la faisaient pleurer, ni de ces véhémentes caresses qui la rendaient folle; si bien que leur grand amour, où elle vivait plongée, parut se diminuer sous elle, comme l'eau d'un fleuve qui s'absorberait dans son lit, et elle aperçut la vase.
FLAUBERT, Mme Bovary, II, IX.

- Allons, bon voyage! leur dit-il, heureux mortels que vous êtes! Puis, s'adressant à Emma, qui portait une robe de soie bleue à quatre falbalas : - Je vous trouve jolie comme un Amour! Vous allez faire florès à Rouen.
FLAUBERT, Mme Bovary, II, XIV.

(...) il lui sembla que son être, montant vers Dieu, allait s'anéantir dans cet amour, comme un encens allumé qui se dissipe en vapeur.
 
FLAUBERT, Mme Bovary, II, XIV.

Et, s'avançant, (Gervaise) flanqua à Nana deux gifles soignées. La première mit de côté le chapeau à plumes, la seconde resta marquée en rouge sur la joue blanche comme un linge (..) Quand (Nana) faisait mine de rechigner, une calotte par derrière la remettait dans le chemin de la porte.
ZOLA, l'Assommoir, t. II, p. 198

Et, comme la porte du père Bazouge laissait passer une raie de lumière, (Gervaise) entra droit chez lui (...) La camoufle, restée allumée, éclairait sa défroque, son chapeau noir aplati dans un coin, son manteau noir qu'il avait tiré sur ses genoux, comme un bout de couverture.
ZOLA, l'Assommoir, 1877, t. II, p. 250.

Elle allait sur ses treize ans, grande déjà comme une asperge montée, avec un air d'effronterie (...) ZOLA, l'Assommoir, X.

(...) son apprentie, ce petit louchon d'Augustine, laide comme un derrière de pauvre homme.
ZOLA, l'Assommoir, t. I, V, p. 173.

Elle passait devant l'hôpital de Lariboisière, comptait machinalement le long des façades les fenêtres éclairées, brûlant comme des veilleuses d'agonisant, avec des lueurs pâles et tranquilles.
ZOLA, l'Assommoir, XII, t. II, p. 240.

(...) le médecin en chef (...) avait des regards minces et perçants comme des vrilles. Tous les marchands de mort subite vous ont de ces regards-là.
ZOLA, l'Assommoir, t. II, XIII, p. 259.

Quand la barre fut blanche, il la saisit avec les pinces et la coupa au marteau sur une enclume, par bouts réguliers, comme s'il avait abattu des bouts de verre, à légers coups (...) Cependant les autres ouvriers tapaient aussi, tous à la fois (...) des éclaboussements d'étincelles partaient sous les marteaux, rayonnaient comme des soleils, au ras des enclumes.
ZOLA, l'Assommoir, t. I, VI, p. 210-211.

Le camarade avait pris contre le mur deux masses de vingt livres (...) que les ouvriers nommaient Fifine et Dédèle (...) Bec-Salé (...) se renversa, donna le branle à Dédèle, des deux mains (...) il se cassait à chaque volée du marteau, sautait du sol comme emporté par son élan.
ZOLA, l'Assommoir, t. I, VI, p. 214.

Cette merdeuse de dix ans marchait comme une dame devant lui, se balançait, le regardait de côté (...)
ZOLA, l'Assommoir, t. II, VIII, p. 20.

 

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Exercice 7 Définir un mouvement littéraire

Consigne : Illustrez la définition 2 du dictionnaire Robert, article naturalisme, par une dizaine de citations que vous commenterez.

NATURALISME [natyRalism] n. m.

1. (1752, Trévoux). Philos. Doctrine selon laquelle rien n'existe en dehors de la nature (II., 3.), qui exclut le surnaturel. Naturalisme et panthéisme (- Monothéisme, cit.).

2. Esthétique. (Peint., 1839). Représentation réaliste de la nature.
Hist., littér. (1868 ; mus., 1841). Doctrine et école qui proscrit toute idéalisation du réel (- Réalisme) et insiste principalement sur les aspects qui dans l'homme relèvent de la nature et de ses lois. Le naturalisme s'opposa au romantisme (- Mêmement, cit.). - Allus. littér « Naturalisme pas mort. Lettre suit », texte d'un télégramme envoyé par le romancier naturaliste Paul Alexis en réponse à l'enquête du journaliste Jules Huret (1890).
CONTR. Fantastique, idéalisme.

Commentaire sur les exercices 5, 6 et 7 : Par une observation de l’énonciation, des points de vue, des figures de style, il est possible de confirmer les idées découvertes dans les manuels et de conforter ainsi certaines connaissances en matière d’histoire littéraire, en l’occurrence sur le naturalisme.

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Exercice 8 Aide à la dissertation

Énoncé : Dans Zola et le naturalisme  (Que sais-je ? n°2314. p.106.107), Henri Mitterrand déclare :
« Renée Saccard dans La Curée, rentrant du Bois de Boulogne en calèche, s’arrête quelques secondes devant la façade de son hôtel du parc Monceau, et authentifie par son regard la description architecturale minutieuse qui va suivre. De même Gervaise, dans L’Assommoir, devant la grande maison de la Goutte - d’Or, ou encore Etienne Lantier, descendant au fond de la mine par la cage d’extraction. Autant d’occasions pour le regard du personnage, de prendre avec vraisemblance le relais d’un savoir antérieur de l’auteur, sans rompre la logique du récit et sans rendre insupportable au lecteur pressé la pause narrative. »
Consigne : Confirmez ce point de vue par le commentaire des citations du Robert qui se rapportent aux passages des deux derniers romans cités :

  • Sur la rue, la maison avait cinq étages, alignant chacun à la file quinze fenêtres (...). En bas, quatre boutiques occupaient le rez-de-chaussée (...) La maison paraissait d'autant plus colossale qu'elle s'élevait entre deux petites constructions basses, chétives, collées contre elle (...)  ZOLA, l'Assommoir, t. I, p. 53.
  • (Étienne) regardait en l'air filer les câbles qui passaient sur les molettes pour descendre à pic dans le puits s'attacher aux cages d'extraction (...) Et c'était dans les berlines vides que s'empilaient les ouvriers (...) Puis (...) la cage plongeait silencieuse, tombait comme une pierre (...)   ZOLA, Germinal, t. I, p. 26-27.
  • Et, au milieu du silence lourd, de l'écrasement des couches profondes, on aurait pu, l'oreille collée à la roche, entendre le branle de ces insectes humains en marche, depuis le vol du cable qui montait et descendait la cage d'extraction, jusqu'à la morsure des outils entamant la houille, au fond des chantiers d'abattage. ZOLA, Germinal, I, III.

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Exercice 9 Une synthèse

Dans  Le roman. Cursus. (Armand Colin.1996), Michel Raimond affirme : 

Zola se livrait certes à une documentation méthodique, il emmagasinait beaucoup de notes prises sur la vie, mais ses romans jaillissent toujours d’une idée, d’une décision, d’une intention nettement affirmée. Il déclare dans la préface de L’Assommoir qu’il a voulu « peindre la déchéance fatale d’une famille ouvrière dans le milieu empesté de nos faubourgs ». On est frappé de l’aspect volontaire de sa démarche. Les infinitifs expriment le programme qu’il s’est fixé : « ne pas flatter l’ouvrier, ne pas le noircir : une réalité absolument exacte...Montrer le milieu peuple, et expliquer par ce milieu les moeurs du peuple, comme quoi à Paris, la saoûlerie, la débandade de la famille, les coups, l’acceptation de toutes les hontes et de toutes les misères viennent des conditions mêmes de l’existence ouvrière... En un mot, un tableau exact de la vie du peuple.»

Zola parvient-il selon vous à réaliser son programme dans L’Assommoir ?

Commentaire sur les exercices 8 et 9 : Les élèves pourront se servir de l’ensemble des travaux effectués dans les précédentes recherches.

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Citations

En cliquant sur le lien ci-après, vous disposerez de l’ensemble des citations tirées de L’Assommoir contenues dans le dictionnaire Robert, classées par chapitres, avec une pagination correspondant à l’édition Pocket.

Ces citations sont également téléchargeables en format Word.

Consulter les citations de L'Assommoir disponibles dans le Robert Electronique


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Bibliographie

  • Henri Mitterrand   Zola et le naturalisme   Que sais-je ? n°2314

  • Henri Mitterrand   Le discours du roman   PUF écriture 1986

  • Alain Pagès   Le naturalisme   Que sais-je ? n°604

  • Michel Raimond   Le roman  Cursus   Armand Colin  1996

  • Zola   Carnets d’enquête   Coll. Terre humaine   Plon

  • Zola   L’ Assommoir   Éditions Pocket

Vous avez utilisé quelques activités proposées ci-dessus. Vous avez tenté de les transférer pour l’étude d’autres oeuvres de Zola ou d’autres mouvements littéraires. Faites part de vos expérimentations aux responsables du serveur académique.

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Séances et séquences

T.I.C.E. : outils dans la classe

Oeuvres du programme


Oeuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.