Évaluation sommative :

Travaux d'élèves

Écriture d'invention : incipit d'un roman.

Registre pathétique : texte de Vincent.

J'étais effondré par la mort subite de mes parents. Mon seul destin était l'orphelinat. Un pitoyable orphelinat situé dans un petit village situé au sud de la capitale roumaine. Dès mon arrivée, on me présenta les membres de ce refuge lugubre et sinistre. J'étais démuni, terrorisé. A chaque pas que j'accomplissais, mon cœur se mettait à battre de plus en plus vite. L'allure des pensionnaires, je l'avoue, ne m'inspirait guère confiance. Leurs yeux étaient aussi noirs qu'une sombre nuit hivernale. Ils fusillaient inlassablement mon regard désemparé. A peine entré, je pus constater une odeur de renfermé. D'innombrables hurlements accablaient mes oreilles. Le sol était jonché de chaussettes, de slips ! Au plafond, d'énormes tâches de moisissure, d'humidité laissaient tomber des gouttes d'eau. Dans chaque coin de la pièce une bougie éclairait faiblement de nombreux visages, déchirants de tristesse. J'effleurai de mon doigt le rebord de mon lit. Cet endroit était poussiéreux et malpropre. Ensuite, je tirai la calamiteuse couverture de mon lit. Mes draps étaient jaunâtres. C'était l'enfer. Le mot affection n'existait pas dans ce refuge de la mort. Les membres de cet orphelinat étaient sans pitié. J'assistai, passif, à d'innombrables actes de violence. Nous étions maltraités, sans défense, sans droits. C' était comme vivre dans une dictature. Sur chaque visage enfantin, je pouvais observer encore et encore la tristesse, la misère. Mon seul désir était de m'évader, de m'enfuir, pour retrouver mes parents perdus.

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Oeuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.