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Évaluation sommative :
Travaux d'élèves
Écriture d'invention : incipit d'un roman.
Registre comique : texte d'Alban
Quand il était petit, Louis Lepasfin vivait dans un cirque, chaque jour dans une ville nouvelle, traversant l'Europe du Nord au Sud et de l'Est à l'Ouest. Avec sa roulotte bleue marine, la caravane avançait aussi vite qu'une tortue de course. Il était toujours avec son ami Seb, l'éléphant, qu'il avait appelé ainsi car c'est le nom de la tante du grand frère de la cousine de l'oncle qui vient du Zimbabwe. Donc tout cela n'a aucun rapport mais revenons à nos éléphants. A part ça, Louis devint dresseur de cochons dans un numéro avec un cochon vieux de 20 ans qui sentait les égouts quand il ouvrait la bouche ; d'où son surnom Bouche d'égout et qui pétait toutes les cinq minutes, l'après midi, car on lui donnait toujours de l'oignon à manger. C'était le fameux Popol, la mascotte du cirque. De temps en temps, Louis allait voir sa tante, une voyante. Il l'aimait bien parce qu'elle dormait tout le temps. Alors, il lui piquait du miel dans son placard, et quelques fois, il lui faisait des blagues ; il faisait croire à sa tante, quand elle se réveillait, qu'elle avait oublié de fermer son pot de miel sur la table et qu'il en était tombé sur ses chaussons et sur ses pieds (c'est de là que vient l'expression "avoir du miel entre les doigts des pieds". Le reste de la journée, il allait voir Joe Jack, le célèbre lanceur de couteaux qui a transpercé un des spectateurs. Il ne pouvait pas le voir : Joe Jack est aveugle depuis qu'il s'est crevé l'œil, comme un ballon de baudruche, en jonglant avec des poignards ! A présent, quinze ans après, habillé en clown, à dos d'éléphant, les yeux bandés et un pot de miel sur la tête, il lance des couteaux sur une cible avec un cochon en face de lui.
Oeuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.