Description d'une courte séquence d'écriture
Classe de Première
proposée par
Jean-Pierre Christophe
Lycée Ernest Renan, Saint Brieuc
Introduction
Le terme de "quasi-monologue" vient d'un article d'Anne UBERSFELD dans la revue Études théâtrales (19/2000) : "Le quasi-monologue dans le théâtre contemporain : Yasmina REZA, Bernard-Marie KOLTÈS". Il peut s'appliquer également à l'écriture de Jean-Luc LAGARCE dans Juste la fin du monde, pièce dont l'étude a servi de support à cette séquence. Les longues tirades de ces dramaturges posent au metteur en scène et aux acteurs un redoutable problème : celui du silence des autres personnages, lequel doit peser aussi lourd que la parole qui leur est adressée. Cette question du silence est un biais intéressant pour aborder la problématique "Texte et représentation", par laquelle les nouveaux programmes abordent le genre théâtral. Alors que le texte imprimé ne laisse pas voir les silences, ils sont souvent assourdissants à la scène : Arnolphe a beau écumer, le spectateur est suspendu aux lèvres d'Agnès, qui ne dit rien (enfin presque). En suivant ce fil silencieux à travers le répertoire, on est sûr de ne pas perdre de vue la spécificité du genre.Objet d'étude
Le théâtre, texte et représentation.Supports
La classe a déjà assisté à une représentation de Juste la fin du monde de Jean-Luc LAGARCE (1990), étudiée en tant qu'oeuvre intégrale.
En complément, un groupement de textes est consacré au Quasi monologue dans le théâtre contemporain. Parmi ces textes :
- un extrait de Retour au désert de Bernard-Marie KOLTÈS (éd. Minuit, p. 59-64, 1988 ; ISBN : 2-7073-1184-7) ;
- un fragment de Hammerklavier de Yasmina REZA (Le Livre de poche, n° 14664, p. 92-94, 1997 ; ISBN : 2-253-14664-1) : "Vingt-quatre ans".Insertion
Ce travail s'inscrit dans l'étude du groupement de textes. Chacun des deux textes (B.-M. Koltès, Y. Reza) sert de support à un sujet d'écriture d'invention.Déroulement
Il n'y a pas de lecture analytique des textes en classe : le travail d'écriture et le corrigé de ce travail en tiennent lieu.
Le premier travail est rédigé individuellement à la maison, mais il est donné avec une avance suffisante pour permettre aux élèves d'échanger entre eux et de demander des compléments d'information en classe s'ils le désirent. L'évaluation se veut formative. Le jour de la remise des copies par le professeur, les élèves disposent d'un compte-rendu écrit.
Le second travail est rédigé sur table, dans les conditions de l'examen. Il sert d'évaluation finale à l'ensemble de la séquence (étude du groupement de textes et entraînement à l'écriture d'invention).