Juin 2004
En fonction de l'expérimentation de juin 2004 cette charte est susceptibe de connaître quelques évolutions.
Tout commentaire et toute contribution de professeur enseignant en STS adressés avant le 7 septembre au webmestre sera bienvenue et transmise aux rédacteurs.La synthèse de documents a suscité une nombreuse littérature ; des consignes d'écriture parfois assez éloignées des instructions officielles du BTS peuvent s'y rencontrer et apparaître, par la force de l'imprimé, comme des normes de l'exercice. Lors de leurs échanges, professeurs et correcteurs constatent également entre eux des différences dans les attentes : quel que soit l'intérêt par ailleurs de ces consignes et de ces attentes, leur divergence est préjudiciable à l'équité de l'examen.
Au moment où les modalités de correction sont redéfinies dans notre académie, il a semblé pertinent de se doter d'une charte qui vise à favoriser des attitudes communes dans la formation et à harmoniser les attentes face aux copies. A cette fin, les présidents de commission de la session 2004, réunis par l'inspection pédagogique régionale, sont partis de documents nationaux ou académiques déjà connus afin d'aboutir à une proposition qui se veut opérationnelle et conforme aux instructions officielles. Il conviendra de s'y référer dès la session 2004, avec bon sens, c'est-à-dire en évitant tout formalisme. Les commissions d'entente ajusteront chaque année les attentes aux problèmes spécifiques posés par les sujets ; lors des commissions d'harmonisation la réflexion de l'ensemble des examinateurs permettra de tirer les conséquences de l'expérience acquise.
Outil pour les correcteurs, la charte favorisera certainement le dialogue entre les professeurs et l'harmonisation des évaluations souhaitée par tous ; communiquer aux étudiants les pages centrales ne peut que les aider à s'approprier les critères d'évaluation et à développer les compétences correspondantes, particulièrement précieuses également dans leur vie personnelle, professionnelle et citoyenne.
Je souhaite ici rendre hommage à la qualité du travail effectué depuis de nombreuses années dans l'académie et dire ma confiance dans notre capacité commune à la poursuivre dans ces nouvelles conditions d'évaluation de l'examen. Chaque président de commission s'est largement investi dans l'élaboration de cette charte, avec le souci de faire œuvre utile pour tous les collègues concernés ; la faire vivre suppose la coopération active de tous. Que chacun soit très chaleureusement remercié pour sa contribution, passée ou à venir, au service de la formation des étudiants de Sections de Techniciens Supérieurs de notre académie et du fonctionnement le plus équitable possible des examens nationaux.Marie-Ange Monsellier, Inspectrice pédagogique régionale de Lettres.
la demande institutionnelle le barème pour l'évaluation de la synthèse de documents principes particuliers pour l'évaluation principes concernant les copies
La demande institutionnelle
La note attribuée à une copie valide la formation que le candidat a reçue et le profit qu'il en a tiré. La déontologie impose le respect des textes du bulletin officiel (arrêté du 30 mars 1989) définissant les objectifs de cette formation, son référentiel et les modalités de l'examen.
La synthèse de documents y est définie par ce qui est attendu du concepteur d'une part …
" On propose plusieurs documents (quatre ou cinq de nature différente : textes littéraires, textes non littéraires, messages graphiques, tableaux statistiques...) centrés sur un problème précis. Chacun d'eux est daté et situé dans son contexte. L'énoncé du sujet précise le problème posé.. Il peut comporter une ou deux questions mais qui n'imposent aucun plan. Il invite le candidat à formuler en conclusion une opinion personnelle. "
….et du candidat d'autre part : " Le candidat doit :
- composer une synthèse objective en confrontant les documents fournis ;
- rédiger son travail de manière claire, concise, personnelle ;
- élaborer une brève conclusion, exprimant son propre point de vue en référence aux documents fournis. "
Barème pour l'évaluation de la synthèse de documents
Afin d'harmoniser les pratiques de notation, nous proposons de répartir les points en fonction des compétences mises en œuvre (se reporter aux commentaires p. 3) de la façon suivante :
IntroduireFormuler le thème et la problématique
Présenter et caractériser le corpus
Annoncer le plan 3 points ConclureConclure sur le dossier 1 pointPrendre position personnellement 2 points Lire des documents et en rendre compteÊtre fidèle au sens des documents
Sélectionner toutes les idées pertinentes selon la problématique
Se référer explicitement aux documents 5 points Confronter et organiserConfronter les documents dans le cadre de la problématique
Élaborer une progression logique intégrant cette confrontation
Classer les idées dans chaque partie
Mettre en évidence le plan par la mise en page et les connecteurs 5 points RédigerS'exprimer correctement, avec simplicité et de façon lisible
Reformuler avec concision les propos retenus
Maîtriser l'intégration des références
Respecter les codes (présentation, ponctuation, orthographe…) 4 pointsL'examinateur se donne pour PRINCIPES GENERAUX d'utiliser toute l'échelle de notation et de valoriser les réussites : un aspect très réussi peut compenser un autre plus médiocrement réalisé. Un devoir qui répond à chaque attente très correctement doit avoir une très bonne note (entre 18 et 20) ; inversement, une très mauvaise note doit correspondre à des insuffisances graves dans toutes les compétences attendues et non pas dans une seule.
Principes particuliers pour l'évaluation
Dans l'esprit de l'exercice, on attend notamment les réalisations suivantes Ce qui n'est pas exigé (le correcteur appréciera certaines modalités mais n'en pénalisera l'absence en aucun cas) INTRODUIREPrésenter brièvement de façon organisée : on attend les références des documents, un regroupement justifié.
Caractériser brièvement. Exemples de critères auxquels se référer : typologie des documents, spécificité des points de vue et/ou ancrage chronologique (cf. référentiel annexe II, C 11, 12, 13). Il ne s'agit pas de résumer les propos de chacun.
NB La recopie intégrale du paratexte (linéaire, exhaustive et sans commentaire) sera pénalisée.La phrase d'appel : nécessaire dans la rhétorique de la dissertation ou du journalisme, elle n'est pas indispensable ici.
Un formalisme de présentation : on n'exigera pas que la problématique soit présentée en une seule phrase, dans un § distinct ou sous forme de question.
Une énonciation distanciée : on peut accepter dans l'introduction l'usage de la première personne (plur. ou sing.) ou de " on ", si les choix sont cohérents. CONCLURERédiger deux brefs paragraphes, le premier plus court que le second.
Répondre à la problématique dans le premier, en résumant éventuellement le raisonnement qui y a conduit.
Changer de système d'énonciation dans le second pour " exprimer une prise de position personnelle ".
On attend une capacité à se dégager du dossier ou/et à prendre une distance critique (après l'objectivité, la subjectivité).L'orientation du dossier peut, le cas échéant, être dégagée
La concl. 2 n'est pas une argumentation complète avec thèse, arguments, exemples ; encore moins une mini-discussion. Elle peut prendre des formes variées (ajout d'un aspect ou d'un point de vue omis par les documents, critique, nouvelle proposition, actualisation…). On n'exigera pas une longueur donnée : cf. BO, " une brève conclusion ".
Les modalités précises d'énonciation, sont à apprécier avec souplesse (je/nous/groupe de référence…) LIRE et RENDRE COMPTERendre compte fidèlement des documents suppose de les comprendre (visée du propos et éléments le constituant) et d'en parler de façon objective et précise. On pénalise donc :
- les commentaires ou ajouts personnels ;
- l'absence de références explicites aux documents ;
- tout contresens ou omission grave.
Tous les documents doivent être exploités en fonction de la problématique, ce qui n'implique pas ……………….........................................
Un document visuel et un texte littéraire appellent une reconnaissance de leur spécificité et une analyse qui la prenne en compte, sans engager un commentaire autonome.N.B. On distinguera un refus manifeste de neutralité d'une maladresse occasionnelle dans le choix d'un verbe introducteur.
En fonction du sujet, des consignes particulières pourront être données par les commissions d'entente
….un traitement égal pour tous les documents. L'usage du vocabulaire spécifique de l'analyse littéraire ou iconique. CONFRONTER et ORGANISERUn plan de synthèse est articulé en parties et sous-parties.
Il doit correspondre
- à une logique en cohérence avec la problématique
- aux éléments fournis par le corpus à ce sujet.
Il suppose d'utiliser chaque document dans le plus grand nombre possible de rubriques du plan.
Il exclut la juxtaposition d'analyses ou de résumés limités chacun à un seul document.En fonction du sujet, des consignes particulières pourront être données par les commissions d'entente
Dynamisme du plan d'ensemble
Equilibre des parties
Hiérarchisation des arguments dans chaque partie. REDIGERReformuler suppose :
- une réflexion née de la confrontation. Ce n'est ni paraphraser, ni faire un montage de citations, ni procéder à un échange standard du lexique avec des tournures décalquées.
- une expression concise ("synthèse") : on recommandera un développement qui soit de l'ordre de trois pages.
Intégrer les références suppose des modalités variées et adaptées. On évite le recours aux parenthèses et aux numéros.Une bonne conceptualisation des données et des faits peut aider à cette reformulation, mais ne sera pas exigée.
L'aisance, voire l'élégance, sont toujours appréciées, mais seules la clarté et la correction sont attendues.
NB : Une ou deux citations, brèves, pertinentes et mises entre guillemets, sont tolérées.
A travers la production examinée, chaque examinateur est donc invité
- non pas à mesurer un écart par rapport à un ou plusieurs corrigé(s) type(s)
- mais à apprécier les compétences manifestées
- en relativisant les différents critères les uns par rapport aux autresComme le fait apparaître le tableau contenant le barème, il n'y a aucun critère qui soit exclusif. Deux exemples peuvent être donnés en fonction de QUESTIONS qui se posent fréquemment.
Comment pénaliser l'absence de maîtrise de la langue ?
Pénaliser gravement une copie en ne tenant compte que des incorrections orthographiques n'est pas justifié. On en tient compte dans l'attribution des points de rédaction. Si tout ce qui concerne le système de la langue (aussi bien l'orthographe, que la syntaxe ou la ponctuation) n'assure pas l'intelligibilité du travail, la copie n'obtient aucun des 4 points correspondant à " rédiger " ni la totalité des points imputés à l'introduction et à la conclusion. Il est probable que le manque de maîtrise de la langue aura engendré d'autres difficultés, notamment de compréhension. Quoi qu'il en soit, on ne renoncera jamais à évaluer dans un devoir - et à noter de façon positive - les capacités spécifiques de la synthèse.
N.B. La sanction d'une mauvaise maîtrise de la langue ne doit pas apparaître sur la copie sous forme de points en moins. Elle appelle en revanche un commentaire très explicite en tête de copie et un signalement des incorrections dans le corps du devoir.Comment évaluer une copie qui maîtrise la langue mais pas les spécificités de l'exercice ?
Une copie qui ne respecte pas le code de l'exercice, n'aura aucun des 5 points correspondant à " confronter, organiser " ; esquivant la spécificité de l'insertion des références quand on les brasse, elle n'aura pas tous les 4 points de rédaction. Ses autres qualités ne seront donc appréciées que sur 13 (par exemple) et non sur 20.
N.B. L'examinateur est invité à indiquer clairement en tête de copie ses appréciations positives et négatives en fonction des critères. Mais le décompte de points n'a pas à apparaître lors de l'examen.Rappel : Les commissions d'harmonisation, réglementaires, permettent d'assurer une équité de traitement à tous les candidats. Ce sera l'occasion de soumettre aux collègues des "cas limites" afin d'harmoniser les réactions et de s'interroger sur des disparités dans la notation : les copies étant brassées, il conviendra de chercher à réduire d'éventuels décalages entre les MOYENNES ETABLIES PAR LES CORRECTEURS.
C'EST POURQUOI LES NOTES SONT D'ABORD PORTEES AU CRAYON. ELLES NE SERONT ARRETEES DEFINITIVEMENT QU'APRES LA REUNION D'HARMONISATION DE LA NOTATION.Principes concernant les copies
1. Dans un premier temps, chaque correcteur vérifie bien qu'il ne lui manque aucune copie en confrontant les numéros d'anonymat avec le bordereau joint (si un N° manque, il ne doit pas figurer sur le bordereau). Si une anomalie est constatée, il faut la signaler d'urgence au chef de centre.
2. La notation s'effectue de préférence en points entiers ; en cas d'hésitation, la notation au demi-point près est possible. A la fin, vérifier que les notes sur les copies et sur le bordereau correspondent bien.
3. Dans la marge, des informations sur le niveau de la prestation doivent être portées succinctement (qu'il s'agisse de la compréhension des textes, de l'expression ou de la technique de l'exercice).
4. En tête de chaque copie, une appréciation doit être portée en fonction des compétences attendues, en veillant à la cohérence entre l'appréciation et la note attribuée.
5. Les candidats pouvant demander communication de leur copie, ne porter sur les copies aucune signature.
Bon courage à chacun !
Ont participé à la conception et à la rédaction de ce document : Jean-Pierre Christophe, Annie Delarue, Yves Dupuy, Lyse Lambrechts, Christian Lardato , David Loaëc, Catherine Miscopein, Marie-France Savéan, Loïc Troadec.
En fonction de l'expérimentation de juin 2004 cette charte est susceptibe de connaître quelques évolutions.
Tout commentaire et toute contribution de professeur enseignant en STS adressés avant le 7 septembre au webmestre sera bienvenue et transmise aux rédacteurs.