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Synopsis
de la démarche 1) Utilisation de la première séance pour, avec la classe entière, présenter l'aide individualisée :
2) Utilisation de l'heure de vie hebdomadaire, soit des heures suivantes d'aide soit éventuellement des heures de permanence disponibles ou de toute autre plage horaire disponible pour passer un entretien diagnostique rapide (cinq à dix minutes) avec chaque élève, pour le conduire à exprimer par oral ses difficultés majeures :
3) Ensuite, la correction des évaluations nationales permettra au professeur de cerner avec davantage de précision les difficultés "pédagogiquement intéressantes" mises à jour dans la classe. Dès lors, il pourra proposer aux élèves une liste prévisionnelle d'aides envisageables (fiche 2) : les élèves "cochent" les aides qu'ils estiment leur être nécessaires, précisent leur difficulté et son degré d'"urgence". 4) Le professeur peut alors proposer un programme des séances d'aides du premier trimestre, élaboré en fonction des résultats des évaluations nationales, des fiches d'entretien et des demandes des élèves. Ce programme (fiche 3) est affiché en classe. Il est précisé que ce "parcours" d'aides est prévisionnel et pourra être modifié, dans l'ordre des séances et dans les contenus, selon les degrés de priorité qui se révéleraient en cours de trimestre (évaluations, demande des élèves). Un parcours similaire (objectifs identiques, modalités d'action différentes) est programmé en prévision pour le second trimestre :
Le troisième trimestre pourra alors traiter les besoins qui apparaîtront au cours de l'année, concernant les compétences et méthodes plus spécifiques acquises en classe de seconde. 5) Les élèves inscrits à une séance d'aide le sont ainsi en partie sur leur demande, en partie sur l'injonction du professeur. Dans tous les cas il y a adhésion de leur part et ils assistent à la séance motivés par la conscience de leur difficulté et de la nécessité autant que de la possibilité de la résoudre. Ils sont alors actifs dans les processus de méta-cognition et de remédiation.
Même si chaque intervention dépend étroitement du point à traiter et de chaque élève, nous pouvons imaginer des constantes de fonctionnement :
- Les supports peuvent (et doivent) être divers : textes (déjà travaillés en classe ou qui le seront bientôt, textes nouveaux, grilles méta-cognitives, travaux d'élèves (évaluations corrigées, productions écrites, compte-rendus de lectures...)... Des exemples de séances qui ont pu donner satisfaction aux élèves (et donc à l'enseignant !) :
- On peut s'interroger sur la pertinence de mettre en oeuvre une séance d'aide consacrée à définir un projet d'orientation ; l'heure de vie devrait pouvoir être le lieu de cette information et de cette recherche, mais quand l'absence de projet personnel devient un obstacle au travail (pas d'effort car pas de motivation), cela devient une difficulté qu'un accompagnement individualisé peut aider à traiter. - De la même façon il est apparu intéressant de réfléchir pendant une séance avec quelques élèves qui confessent, désolés, n'avoir aucun goût pour la lecture, "handicap" dommageable pour l'étude de la discipline. Ici encore, s'il n'existe pas de remède miracle, le simple fait d'évoquer ce manque d'appétit sans risque de réprimande convenue, d'en rechercher les origines éventuelles (sans psychanalyse outrancière !), d'envisager des approches différentes (merci Daniel Pennac et ses "droits du lecteur") peut permettre de placer les élèves en projet et en appétence de lecture. |
Olivier HOUËL
Lycée Sainte Elisabeth - Saint Blaise
Douarnenez
e-mail : houel.olivier@wanadoo.fr
Oeuvre reproduite : Le Scribe accroupi, Musée du Louvre, Paris.