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Les
conditions de travail
Synthèse
historique :
Dans
la seconde moitié du 19ème siècle, les quatre départements
bretons sont classés dans le dernier groupe, le septième, pour le
niveau des salaires en France. En avril 1900, les terrassiers de la voie
ferrée de Lanvaudan se mettent en grève pour réclamer une
augmentation ; leur pécule quotidien varie entre 1,75 F et 2 F par
jour. Les terrassiers d’Arcueil (Seine) qui, au même moment, cessent
le travail pour des motifs similaires gagnent, eux, 6 F par jour pour la
même durée de travail quotidien, 12 heures. A la faiblesse du pouvoir
d’achat, il faut ajouter la lourdeur des horaires et la dureté des
conditions de travail. Quant aux enfants, ils sont encore couramment
employés dans la métallurgie et les conserveries . Ce dernier secteur
emploie à lui seul 40% des mineurs travaillant dans l’industrie.
(d’après
« La Révolution Industrielle en Morbihan », volume
1, synthèse historique. Ed. Archives départementales du Morbihan)
Objectifs :
-
montrer
les difficultés à faire appliquer la législation sur le travail
des enfants dans un département maritime.
-
montrer
les débuts d’une législation sociale à l’époque de la Révolution
Industrielle et ses insuffisances
-
Comparer
la législation sociale actuelle à celle en vigueur à l’époque
de la Révolution Industrielle
Savoir-faire :
-
mettre
en relation des documents de nature différente
-
comparer
des informations
-
susciter
le débat en reliant des informations historiques au vécu des élèves
Documents :
extrait
de la « Situation industrielle du Morbihan » (4ème
trimestre 1885), rapport de la Préfecture – ADM 9M3
extrait
du registre de délibérations du conseil municipal de Quiberon sur le travail
des enfants (8 juin 1883) – ADM 10M7
lettre
de l’inspecteur divisionnaire au préfet du Morbihan en réponse à la délibération
du conseil municipal de Quiberon (1883) – ADM 10M7
les
grandes étapes de la législation française sur le travail des enfants
au 19ème siècle (tableau réalisé à partir des lois de
1841, 1874 et 1892)
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