A la Libération, Henri Avril, personnalité radicale-socialiste de l'Entre-deux-guerres,
adhère à la S.F.I.O. Il succède en juillet 1945
à Gabriel Gamblin comme préfet des Côtes-du-Nord. Né a Cavan le 4 décembre 1888, Henri Avril, ancien élève
de lEcole normale primaire
supérieure de Saint-Cloud, devient professeur dEcole normale primaire puis
directeur du collège moderne de Lamballe de 1924 à 1945, année où il est nommé
préfet du département. Il meurt en fonctions à Saint-Brieuc le 17 janvier 1949. Le 6
août 1944, Henri Avril, aux côtés de Charles Royer maire de Saint-Brieuc, accueille les Américains. Nommé
préfet le 21 juin 1945, il
reçoit le Général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République,
en gare de Saint-Brieuc le 21 juillet 1945. |
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| Légende de la
première photo centrale Le préfet Henri Avril devant la stèle du maquis de Plésidy. A
partir du 6 juin 1944, la montée au maquis des F.F.I. touche lensemble du
département. Les maquisards sont omniprésents dans les campagnes. LOccupant
déclenche de grandes opérations contre les nombreux maquis localisés dans le
département des Côtes-du-Nord (collection privée Cagniart-Avril) |
Acte de
naissance dHenri Avril (Archives départementales des Côtes-dArmor, 7 E
34/23). |
Inauguration par
le préfet Henri Avril du monument dédié au réseau Shelburn, à lanse Cochat en
Plouha. De décembre 1943 à août 1944, cent-trente-cinq officiers aviateurs purent
sembarquer et gagner lAngleterre à bord de corvettes britanniques (collection
privée Cagniart-Avril) |
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| Henri Avril,
président du Comité Départemental de Libération, entouré dofficiers américains
et britanniques, le 6 août 1944 (collection privée Cagniart-Avril) |
Le Général De
Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République, arrive en gare de Saint-Brieuc
le 21 juillet 1945. A ses côtés, V. Le Gorgeu, commissaire de la République en Bretagne
; derrière, R. Pléven, Henri Avril, préfet du département des Côtes-du-Nord, Charles
Royer, maire de Saint-Brieuc et M. Bonafous, secrétaire général de la préfecture (collection
privée Cagniart-Avril) |
Henri Avril et
Charles Royer accueillent les Américains à Saint-Brieuc le 6 août 1944. Une colonne
blindée de larmée américaine Patton assure la libération définitive de
Saint-Brieuc le 6 août 1944 (collection privée Cagniart-Avril) |
Le Général De
Gaulle devant lhôtel de ville de Saint-Brieuc entouré du préfet Henri Avril et de
V. Le Gorgeu (collection privée Cagniart-Avril) |
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(Collection privée Cagniart-Avril)
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| Le Comité
Départemental de Libération au grand complet. Au premier rang (de gauche à
droite), MM. HEURTIER, LE MOALIC, le docteur BELLEC, la baronne HALNA DU FRETAY (dont un
fils a rejoint les F.F.L. avec son petit avion personnel à lautomne 1940), MM.
AVRIL, ROYER, BARRE, F. NICOLAS, S. LE MOËL. Au second rang, MM. LE BESCOND, F. LEJEAN,
Y. HENRY, labbé CHERUEL, F. ROUVRAY, LE GUERN et ROCHER. |
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Le
Comité Départemental de Libération
Pendant la seconde guerre mondiale, de nombreux préfets sengagent dans la
Résistance. Le plus célèbre, Jean Moulin, préfet dEure-et-Loir lors de
linvasion allemande, rejoint Londres où il est chargé dunifier les
mouvements de Résistance française. Henri Avril prend très vite une part active à la Résistance
dans le département des Côtes-du-Nord. Il est appelé en 1944 à la présidence du Comité Départemental de
Libération (C.D.L.). Lordonnance du 21 avril 1944 sur
lorganisation des pouvoirs publics en France après la Libération, prévoit
linstitution, dans chaque département, dun Comité Départemental de
Libération chargé dassister le préfet. Dans le département des Côtes-du-Nord,
le Comité Départemental de Libération sest constitué dans la clandestinité à
la fin de 1943 en vue dorganiser la vie publique et de coordonner laction
civile et laction militaire. Henri Avril, dont la personnalité est très reconnue,
assure la présidence du comité. Le Comité Départemental de Libération assure
lessentiel des pouvoirs daoût à octobre 1944, assisté du préfet Gabriel
Gamblin. Il se charge de remettre en place les municipalités et de mener à bien
lépuration en liaison avec les nombreux Comité Locaux de Libération (C.L.L.). Le
Comité Départemental de Libération cesse dexister le 31 décembre 1945. |
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