La mondialisation à l'échelle lorientaise

Cette partie s'organise autour des visites du port de pêche de Lorient et la Direction des Constructions Navales . Ces deux visites ont été complétées par des interventions de F. Gourlay sur le rôle de la municipalité de Lorient dans la reconversion de l'espace laissé par la Marine et par une présentation réalisée Mme Marie Christine Detraz, 2e adjointe en charge de l'Urbanisme, des Affaires foncières, et de la politique du logement.

Pour comprendre les enjeux liés notamment à ce départ de la Marine de la ville de Lorient, il nous a semblé judicieux de rappeler les temps forts de l'histoire de la ville du XVIIe siècle à nos jours.

I Lorient du XVIIe siècle à nos jours : de la Compagnie des Indes à la DCN

1666 (31 août) : Denis Langlois achète 7 hectares de terrain -quinze journaux et sept cordes de landes- au lieu-dit le Faouëdic. Directeur de la Compagnie des Indes , D. Langlois doit trouver de nouveaux terrains pour y développer la construction et la réparation de bateaux.
C'est le point de départ de la ville de Lorient. Cette activité attire les hommes, la ville se développe.
Elle tire son nom d'un des navires sortis des nouveaux chantiers navals du Faouëdic le Soleil d'Orient, connu sous le nom de L'Orient, An Oriant en breton.
1690 : la Marine Royale installe à Lorient une administration militaire.
Guerres de la ligue d'Augsbourg (1696-1697) de la Succession d'Espagne (1702-1714) : perturbation des échanges maritimes, faillite de la compagnie
1719 : nouvelle Compagnie des Indes de Law. Ere de prospérité pour Lorient.
1769 : faillite de la Compagnie des Indes (rôle de la perte des colonies 1763) mais maintien du commerce avec les Indes.
1770 : chantiers navals rachetés par le Roi et transformés en port de guerre et arsenal royal.
1778 : l'Arsenal de Lorient succède à la Compagnie des Indes
1791 : Lorient devient " port militaire ".
XIXe siècle / 1ere moitié du XXe siècle : Lorient devient un grand port d'armement, de commerce et de pêche
-l'état investit massivement pour relever le défi de la révolution technologique dans le domaine de la construction navale (marine à vapeur / cuirassé de Dupuy de Lôme). Arsenal
-développement du secteur de la pêche (conserveries)

Doublement de la population en un siècle.

Seconde Guerre mondiale : Base des sous-marins de Keroman construite pour protéger les sous-marins allemands (édifice gigantesque).

1945 (10 mai) : libération de la ville, près de 90 % sous les décombres. L'état s'implique fortement dans la reconstruction mais la ville de Lorient réussit à imposer des architectes bretons. La base sous-marine est récupérée par la Marine nationale + redémarrage immédiat de l'arsenal.

1997 : fermeture de la base dans le cadre de la diminution du budget de la Défense.

2000 : l'état-major quitte Lorient;

2003 : La DCN change de statut et devient une société de droit privé à capitaux publics (l'état reste majoritaire).
www.dcn.fr/entreprise/docs/rapport_annuel_2003.pdf.

Conséquences : perte de 5000 emplois au total

La DCN doit s'ouvrir aux marchés européens et internationaux. (Participation à l'Europe de la défense : http://www.dcn.fr/entreprise/strategie.html).

2004 : L'ouverture du capital de la DCN suscite des inquiétudes à la fin de l'année (manifestations relayées par la presse à Lorient et Brest).
-la restructuration du site réunit des acteurs locaux, nationaux, européens : la ville de Lorient, le ministère de la défense, la sous-préfecture, les services fiscaux la DCN, les acteurs civils de la réparation et de la construction navale pour -modification du site de la DCN, -implantation de l'hôpital régional de Bretagne sud, -et reconversion de l'emploi.

Le FEDER intervient également en tant qu'acteur européen (fonds européen de développement régional).

II Le rôle de la municipalité de Lorient dans la reconversion des espaces cédés par la Marine

Réalisé à partir du compte rendu d'Hervé Le Gall et d'une mise au point de F. Gourlay. Nous avons complété les informations par des données grahiques et chiffrées et la visite de sites offciels.

Les terrains cédés par la Marine

C'est l'exemple même de situation de Gouvernance.

La tâche entreprise par la municipalité est celle de la requalification de certains espaces particuliers (espaces les plus originels, disposant du patrimoine le plus ancien ). Comment une population va-t-elle se réapproprier ces espaces longtemps fantasmés ?

*L'identification des acteurs changent :

-avant la reconnaissance des acteurs était simple : la Marine, la Mairie et M. Le Drian

-aujourd'hui : lisibilité moins facile, du fait de la multiplicité des acteurs et des projets en évolution

La Marine apparaissait comme le gardien du temple : l'irruption de T V Breizh a été perçu comme un véritable choc culturel. La Mairie pour atténuer ce choc a mis en place un statut juridique spécifique de l'espace occupé par le Pôle Images (Patrick Le Lay PDG de TF1 a lancé TV Breizh dans les anciens locaux du quai du Péristyle délaissés par la marine, pour lesquels la Ville a négocié avec l'Etat une convention de gestion).

Des investissements sont donc pris en charge par la Mairie mais les tracasseries administratives sont pesantes.

Les acteurs institutionnels actuels exercent leur fonction à 2 niveaux :
-de l' Etat : le sous-préfet qui gère, pilote, c'est un poste à risque
-du local autour de la structure intercommunale CAP- Lorient (communauté d'agglomération du pays de Lorient) et d'une intercommunalité de projet.

*la récupération des terrains de la Marine est un bon exemple des problèmes des choix dans le cadre de la gouvernance.
Une divergence sur un projet d'aménagement du territoire concernant l'implantation d'un centre hospitalier oppose la ville-centre et ses partenaires.

Où placer l'hôpital ?

La divergence de vue prend comme point de départ un certain complexe de la ville-centre, issu de sa position au sein de la communauté d'agglomération du pays de Lorient :
1) son poids démographique : 30% seulement de la population
2 ) la faiblesse de ses réserves foncières... d'où une recherche d'investissements de prestige.

L'occasion lui en est donnée au sein de l'espace libéré par l'Hôpital de la Marine, alors qu'il y a nécessité de transférer l'actuel centre hospitalier de Lorient - Bretagne-Sud.

L'opposition des partenaires à cette implantation est fondée sur 2 arguments: -le site l'Hôpital militaire est enclavé ; -le site alternatif (Mane Salud) est localisé aux abords de la voie express avec la possibilité de faire apparaître une identité d'agglomération.

Ce dossier pose le problème de la valeur ajoutée dans le cadre de la mise en concurrence des territoires.

L'affectation problématique de l'un des bassins de la rive droite de l'Arsenal

Une divergence de vue oppose l'état (la Marine) et la ville. Lorient a potentiellement des marchés pour un Pôle Naval (construction navale civile) mais ne dispose pas encore d'un carnet de commande exigé par la Marine .

III Visites du port de pêche et de la DCN

le port de pêche

Remarque préalable de F. Gourlay : un des ports les plus vieillots après avoir été l'un des plus modernes, du point de vue des équipements mais l'un des plus performants du point de vue économique

1) présentation de Maurice Benoish, président de la SEM :

M. Benoish est un ancien pêcheur qui a débuté à 15 ans et occupe son poste actuel grâce à la formation continue

2) l'environnement mondial et européen (cadre communautaire) et le port de Lorient

a) l'environnement : quelques caractéristiques de la pêche mondiale et européenne et répercussions sur la pêche française

*chiffres sur la pêche

- petit secteur de l'économie mondiale (chiffre d'affaires réduit) mais l'un des secteurs avec un fort pourcentage de produits échangés (entre 30 et 40 % de la production) donc des flux énormes pour un petit secteur.

Répartition géographique des principales productions de poissons et fruits de mer (2000)

- l'origine vient de la hausse de la consommation sur quelques marchés porteurs (dans les pays développés on insiste sur les vertus des produits de la mer en terme de santé).
" Le niveau de consommation en France en poissons, crustacés et mollusques est d'environ 34 kg par an (équivalent poids vif) et par personne tous types de présentation confondus (produits frais, surgelés, en conserves ou en plats préparés). Les principales espèces consommées : thon, saumon, lieu, cabillaud, sardine, truite, moule, huître, coquille Saint-Jacques et crevette ". Source Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et de la ruralité

- désormais l'aquaculture équivaut aux captures :

*problèmes de l'aquaculture = 4 kg de farine / kg de poisson

- évolution des approvisionnements et ses conséquences : on est passé de l'autosuffisance ( années 80) à la dépendance ( à hauteur de 50 % des besoins). Les importations proviennent notamment de Norvège et d' Asie avec comme conséquences une hausse des prix.

- politique des ressources en 2 étapes : -définition de T A C ( taux autorisés de captures ) (avis scientifique - 50 espèces retenues (principe de précaution).
- Conseil des Ministres de l' U E : définition de quotas par pays
(application en France : répartition entre les bateaux et plan de réduction (les capacités étant supérieure aux
quantités autorisées) (de 12000 à 5200 navires hors DOM TOM).

b) répercussions sur la fonction d'un site portuaire

Elles sont importantes :

UN PORT CE N'EST PLUS PRIORITAIREMENT DES QUAIS, MAIS PLUTOT UNE FONCTION COMMERCIALE
Les flottes restent sur zone, une fois le poisson débarqué, les camions déchargent là où le poisson se vend au meilleur prix.

- d'autant que depuis l'ouverture des frontières (1992 ) la concurrence des productions britannique et espagnole s'est fait vivement ressentir, du fait de la force du franc par rapport à la livre et à la peseta.

C'est dans ce cadre que s'est inscrit le port de Lorient.

3) Le port de Lorient aujourd'hui

a) atouts

Lorient s'est équipé :
-gare de marée pour toute la Bretagne Sud
-équipement frigorifique
-seule place bretonne pour la transformation des produits de la mer
-site de réparation navale

S'ajoute une infrastructure routière avantageuse au départ du port : la pénétrante vers la voie express.

De plus en plus d'entreprises des autres ports bretons s' installent pour plusieurs raisons sur le port :
-seule place vraiment bien équipée -pour les transports -en lignes démarrant à une heure précise,
-réputation de qualité du travail
-situation géographique : le port le plus au sud de la Bretagne et le moins éloigné des grands centres de consommation (donc plus de temps pour travailler le poisson avant son expédition).

b) historique de la gestion

-1927 : création du port de pêche par l' Etat :concession d'exploitation à une société privée, puis concession confiée à un organisme (C C I) mais les équipements sont délaissés.
-1994 : création d' une S E M ( à l'époque où le Ministre de la Mer était J.Y. Le Drian): contrat de 1994 à 2044 mais la gestion en est déficitaire ( déficit comblé par un emprunt).

Dès le départ, on assiste à une forte implication de la collectivité locale : le capital public est majoritaire (à hauteur de plus de 60%). La majorité du Conseil d' Administration est constituée d'élus locaux ( 9/12 : maires ou adjoints au maire de Lorient, Languidic, Pont Scorff, Lanester, Gâvres, Guidel, Ploemeur). On retrouve un exemple de gouvernance.

Le prestataire de services (fonctionnement courant) revient à une société privée : le groupe Véolia ( ex-Vivendi) (cher !).

c) investissements réalisés pour permettre de devenir la gare de collectage de tout l' Ouest

La philosophie est de s'adapter en fonction de l'avenir et de développer la possibilité d'accueillir d'autres flottes communautaires ( ex. bateaux espagnols).

d) programme d'investissements 2005 / 2010

rappel fin 2004, la SEM a investi 18 millions d'Euros (financement par des acteurs publics non lorientais à hauteur de 85%).

Programme d'investissements 2005-2006 : 6,63 millions d'euros
Programme d'investissements 2007-2010 : 12,3 millions d'euros

On constate l'importance de la réhabilitation des bâtiments existants.

Acteurs impliqués :

Région, département, SEM Lorient Keroman, IFOP (institut financier d'orientation de la pêche- fond communautaire de la pêche-), OFIMER (office interprofessionnel des produits de la mer et de l'aquaculture).

e) résultats

* résultat tangible sur l'emploi: sur 5000 emplois perdus (effets des restructurations de défense sur la Marine, sur la Direction de la construction navale (DCN) et sur les sous-traitants) 7000 ont été créés ( surtout P M E ). Lorient sait toujours rebondir.
*revenu d'exploitation : retour au bénéfice en 2003 pour le port.

Pourquoi ces investissements ? Ils permettent à la place lorientaise de se mainienir avec un chiffre d'affaires estimé à 217 millions d'euros en 2003, malgré une baisse de son tonnage depuis 1990.

Le port est à la fois un outil de débarquement et une place de commercialisation et de transformation des produits de la pêche.

Source concernant le port : préfecture du Morbihan : http://www.morbihan.pref.gouv.fr/

Bilan : les services l'emportent sur les volumes débarqués, ceci est le signe de la nouvelle orientation du port et de son insertion dans la mondialisation. Lorient est d'abord une place de transformation et de vente. Jamais autant de poisson n'a été travaillé depuis 1994, mais le produit vient moins de la pêche débarquée et que d'achats à l'extérieur non seulement Bretagne Sud mais toute l'Europe - jusqu'en Pologne.

Place de la DCN à Lorient

Intervention de M. Le Faouder accompagnée de remarques de F. Gourlay sur l'organisation et la logique nouvelle de la Marine

1) nouvelle organisation de la D C N :

* nouveau statut de droit privé à capitaux publics (logique privée) ; entrée prévue de Thalès
* plus d'autonomie pour la passation des marchés internationaux
* retombée spatiale concrète : espaces fonciers cédés par l' Etat à d'autres acteurs.

2) mutations socio-économiques profondes entraînées par le retrait progressif de la Marine :

* chronologie :
1991 : plan Armées 2000
1992 : premières approches de la restructuration
1993 : plan Optima, fermeture de la B.S.M. préparation du transfert des ateliers sur la rive gauche (Lanester)
1994 : Livre Blanc sur la Défense ( et - dans le contexte social lorientais - nouveau statut des dockers)
1995 : 1er départs de la Base Sous-Marine (4 S-M Agosta à Brest)
1997 : loi sur le service national
1998 : annonce des restructurations; plan entreprise D C N : étude aménagement de la rive droite
* échanges avec Marine et ville de Lorient
* cellule de restructuration
2000 : fin de la présence de la Marine à Lorient ( sauf commandos + Lann -Bihouée);

*l'ensemble est rattaché à Brest
*600 sous-mariniers transférés à Brest
*rapatriement des ateliers mécaniques + matériaux composites de Kéroman

Effets de la mondialisation : montée progressive des incertitudes et déstabilisation des activités traditionnelles

Les réactions sociales à partir de 1993 ont été nombreuses :

-appel à la résistance (vocabulaire guerrier)
-blocage de la ville
-perte d'identité collective chez les ouvriers de l'Arsenal
-retraite à 52 ans (statut favorable)
-nouvelles embauches sous contrat privé
-appel à la sous-traitance comme variable d'ajustement.

Mises au point de F. Gourlay

* les acteurs et le cadre institutionnel pour le réaménagement de l'espace :

- organisme chargé de la vente des actifs (la D I R D)
- représentant de I Etat : le sous-préfet (traitement social : 12000 emplois directs concernés + 800 emplois de la sous-traitance)
- acteurs locaux épaulés par un " comité stratégique" (mais difficulté pour parvenir à l'unanimité)

* mise en place d'une cellule de restructuration : -la Marine reste propriétaire des terrains avec mise en place de l' A O T -seule propriété de la Ville : l' Hôpital

* La DCN

emprise de la D C N sur la ville :

- maison du directeur + route d'accès + autres axes de circulation
- des gymnases + blockhaus ( Cours de Chazelles)
- canalisations souterraines ( eaux usées)
- réseau électrique
- réseau téléphonique
- atelier de peinture sur le site de l' Hôpital (détruit pour faire un parking)
- le pont entre les 2 rives ( construit par les Allemands) : -tablier = D C N / piles = D D E

type de produits et choix de la construction modulaire

La construction occupe de moins en moins de place dans le métier :

- les éléments d'une construction :

*système d'armement : 50% du coût
* coque : 4-5%: 1300-2600 T / épaisseur 10 mm / déformation progressive
* intégration informatique totale

Le gain de temps est un élément essentiel :

- destruction de la notion de bassin d'emploi : des modules construits ailleurs ( autres arsenaux Cherbourg / Brest / Indret)
- mais se pose le problème de l'assemblage : les interfaces. Il y a nécessité d'utiliser la C A O en réseau A D S L protégé (5000 plans informatiques)

projets :

- les nouveaux produits : signature radar très faible (le moins d'aspérités possibles)
- maquette numérique complète
- interconnexion par télécommunication
- changement de programme tous les 4 ans (programme naval de la DCN : http://euronaval2004.dcn.fr/index.php#)

- à l' export : livraison d'un programme et de son environnement (formation d'ingénieurs / techniciens en France).

- nouveau produit : transport de matériel humanitaire pour les exfiltrations

Il existe des concurrents potentiels :

*RFA (fusion récente de 2 entreprises)
*GB (BAE)
*Suède (chantier racheté par le Allemands)

Le nouveau statut ouvre la possibilité d'un rachat mais l'Etat continue en amont à définir le produit et le budget.

La conséquence pour l'emploi se traduit en terme de réduction des effectifs.

* les mutations engendrées au plan humain par la restructuration :

- culturelles : plus de continuité familiale dans les emplois ; plus de culture commune
- sociales : départs, transfert vers autres secteurs de la Fonction Publique ( Etat, Armée, Education Nationale / territoriale), ou retraite anticipée ou du fait de la contamination par l'amiante
- nouveau statut des restants : convention collective de la métallurgie

* les mutations engendrées au niveau territorial par la restructuration : changement du rapport au territoire

- suppression ou externalisation des métiers périphériques
- sous-traitance croisée

Bilan

*la dimension territoriale change :

- notion de glocalisation : intégration du GLOBAL par le LOCAL

- externalisation par la D C N, recentrage sur le métier de base et développement de la sous-traitance. On assiste à l'explosion des mondes clos au profit de la mise en réseau.

- mais dans le même temps il y a retour à la métropolisation :

D C N : unification des directions sectorielles à Paris
Construction navale sur trois échelles :
*du local : Chantiers de La Perrière
*au régional : Leroux - Lotz
*au global : Alsthom

*le concept de gouvernance induit la nécessaire élaboration d'un projet de territoire par les collectivités territoriales.

Il y a obligation de s'identifier clairement par le biais de secteurs-clés (Systèmes Productifs Localisés ; Lorient : navale de haute technologie)
Lorient sait rebondir : 1990-99 : 5000 emplois perdus (grandes entreprises ), 7000 créés (surtout PME)

L'Importance de l'analyse du jeu des acteurs est primordiale :
-attachement au territoire
-dispositif cognitif commun
-nécessité de saisir la complexité du territoire

Lorient produit en permanence de leaders qui se battent pour défendre leur territoire auprès de l' Etat (culture du territoire).

L'exemple de Lorient met en valeur l'idée que le territoire est un système socio-spatial.

Mot de la fin pris à E. Morin : la mondialisation engendre des antagonismes complémentaires, l'uniformisation entraîne la différenciation.

Complément : schémas réalisés par Florence Gourlay.