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WASHINGTON George ( 1732- 1799)
Général et homme politique américain. Issu d'une famille aisée
de l'aristocratie foncière de la colonie de Virginie, Washington fit
des études assez médiocres, mais s'intéressa aux sciences et devint
ingénieur arpenteur. Nommé en 1752 officier d'un des districts
militaires de la Virginie, il fut mandaté en 1753 par le gouverneur de
la Virginie pour allerr édifier en face de Fort Duquesne, tenu par les
Français, un fort britannique, appelé Fort Necessity. Pendant la
guerre contre la France, il servit comme officier (1754/59) et se
distingua particulièrement en 1755, lors de la désastreuse expédition
contre Fort Duquesne, en ralliant les survivants de son groupe et en les
ramenant à leur base. Commandant des troupes levées parmi les colons
de Virginie, il prit sa revanche en 1758 et contribua à la prise de
Fort Duquesne (sur l'emplacement duquel s'élève aujourd'hui la ville
de Pittsburgh). Il quitta l'armée avec le grade de colonel et se maria
en 1759 avec une riche veuve. Dans son beau domaine de Mount Vernon, il
mena une vie agréable de propriétaire et de planteur de tabac
Membre du Parlement de Virginie (1759/ 74), Washington s'opposa à la
politique coloniale britannique; avec six autres députés, il
représenta la Virginie au Congrès continental de Boston (1774/75). Lorsque
les hostilités commencèrent avec l'Angleterre, John Adams le fit
nommer commandant en chef (15 juin 1775). Au nom de la liberté, mais
sans compétences de stratège et n'ayant à sa disposition que des
soldats indisciplinés et mal équipés, il se lança dans le combat. Il
força les Anglais à évacuer Boston (17 mars 1776), et fut lui-même
chassé de New York (sept. 1776). Malgré la défaillance d'une
partie de son armée, Washington parvint à ramener l'espoir dans le
camp américain en franchissant la rivière Delaware durant la nuit de
Noël 1776 et en remportant des victoires à Trenton (déc. 1776) et à
Princeton janv. 1777). Au printemps 1779, il réussit à reprendre
Philadelphie, puis avec l'aide militaire de Rochambeau, il fut
victorieux des anglais en faisant capituler Cornwallis à Yorktown (19
oct. 1781). Washington abandonna alors son commandement militaire
(déc. 1783) et retourna dans son domaine de Mount Vernont. Les
difficultés du gouvernement confédéral le fit accepter la
présidence de la Convention constitutionnelle de Philadelphie
(mai/sept. 1787). Dés l'adoption de la Constitution américaine, il fut
élu, contre John Adams, premier président des Etats-Unis (4 mars 1789)
et il prit ses fonctions à New York le 30 avril 1790. Il fut réélu en
1792 et resta ainsi huit ans à la présidence (1789-1797). Bien que
personnellement « fédéraliste », c'est-à-dire partisan
d'un renforcement du pouvoir fédéral, Washington eût souhaité se
maintenir au-dessus des lutte des partis, mais il n'y parvint pas ;
il soutint la politique du fédéraliste Hamilton, s'attirant ainsi les
critiques des partisans de Jefferson, défenseurs des droits des Etats.
De ce fait, il refusa d'accepter un troisième mandat.
Considéré comme l'un des pères fondateurs de la république
américaine, Washington devint une figure mythique et bénéficia d'un
grand prestige international, bien qu'il recommanda au peuple américain
de rester en dehors des querelles européennes. Pendant plus d'un
siècle, les Etats-Unis resteront fidèles à ce principe qui
devint un peu plus tard la doctrine du président Monroe.
Washington mourut dans sa résidence du Mont Vernon le 14 décembre
1799. |