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DOUALA
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Centre,
périphéries et marges
Du
front littoral où furent implantés les premières infrastructures lors
de la période coloniale, en progressant vers l'intérieur du plateau
forestier et la mangrove, la ville étale ses quartiers contrastés et
composites.
| En cliquant sur le
cartouche coloré signifiant chaque grande partie de l'espace
urbain, on accède au plan des quartiers ; des zones réactives
numérotées sur le plan ouvrent les images des paysages
urbains. En maintenant la main du navigateur sur l'image, vous
obtiendrez un commentaire de l'image ; en cliquant sur cette
dernière, vous retournez au plan urbain des quartiers. |
Le centre
Le "centre" porte dans la trame de sa voirie l'héritage de la
ville coloniale ; les quartiers sont délimités par les lignes
orthogonales des avenues le long desquelles se dressent les immeubles
occupés par les fonctions tertiaires et résidentielles :
+hôtel de
ville et préfecture, palais de justice sont distribués autour de la
place du gouvernement.
+les
sièges des sociétés internationales avec les banques (la Société
générale), les agences de voyage et les grands hôtels forment une
modeste "skyline"
+des
immeubles résidentiels de quatre à cinq étages sont occupés par
les familles de fonctionnaires et les classes moyennes.
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le
quartier commercial AKWA , au nord du précédent (images
numérotées de 8 à 10), occupe l'espace entre les boulevards de la
Liberté et de la République : commerce de gros et de détail,
concessions automobiles et hôtellerie.
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la zone
industrialo-portuaire (images numérotées 11 et 12) étire sur
un front littoral de 6 kilomètres sur la rive gauche du Wouri ses
entrepôts, appontements et ses usines de transformation ; l'activité
repose sur le traitement commercial du café, du cacao, des fruits
tropicaux et sur l'exportation du bois et de l'aluminium produit dans le
complexe électro-métallurgique d'Edéa situé à 90 km de Douala. Le
port se prolonge sur la rive droite avec les installations
pétrochimiques.
Les quartiers péri-centraux contrastés
et inégalement densifiés
Ces quartiers dessinent une semi-couronne entre
Deido sur la rive gauche du Wouri au nord-ouest et le nouvel aéroport
international au sud-est. Ils recouvrent les sections orientales du
premier arrondissement ainsi que Douala II et se différencient nettement
par les caractères socio-professionnels de leurs habitants, le niveau
d'équipement urbain et l'état de l'habitat.
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Bonapriso et Bali cadastrés en damier (images
numérotées 13 et 14) sont les quartiers de résidence des
catégories aisées de population : cadres supérieurs, commerçants
et européens expatriés. Villas et lotissements de grand standing se
démarquent des quartiers qui leur succèdent immédiatement vers
l'est.
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Dans l'arrondissement de Douala II, les quartiers de
Yabassi, Congo et New-Bell sont extraordinairement densifiés, surtout
à proximité des grands marchés grouillant d'activité, jour et
nuit. Services publics et infrastructures dénotent un médiocre
niveau de vie.(images numérotées 15 à 17).
Périphéries et marges
Les quartiers de la périphérie urbaine apparaissent
composites, nourris par les apports migratoires des quartiers populaires
péri-centraux surdensifiés et des néo-citadins venus de l'extérieur ;
ils sont inégalement intégrés à la communauté urbaine dans les
arrondissements de Douala III, IV et V (images numérotées sur le plan
urbain de 18 à 22)
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La voie ferrée Yaoundé-Douala jusqu'à la gare de
Bessengué forme une pénétrante urbaine qui a structuré l'espace
industriel des quartiers Bassa et Madagascar. A sa proximité, un
habitat précaire s'est auto-construit utilisant comme matériaux les
planches de carabotte et la tôle désaffectée.
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Le quatrième arrondissement de part et d'autre de la
route vers l'ouest délimite les quartiers urbains de Bonabéri, ville
satellite ou marge urbaine non stabilisée, aux activités
émiettées.
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Le front pionnier urbain fait reculer la forêt au
nord, nord-est et sud, en juxtaposant habitat spontané sous-équipé,
sous-administré et habitat planifié avec immeubles desservis par des
équipements urbains satisfaisants (voierie goudronnée, éclairage
public ...) comme on l'observe à Douala-Nord.
De grands équipements publics y ont trouvé l'espace : l'hopital le
plus moderne du Cameroun au nord du quartier Maképé est désormais
situé à 10 kilomètres du centre des affaires, à vol d'oiseau.
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