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DOUALA
:
ville portuaire, ancienne tête de pont de la pénétration
coloniale
Situation
de Douala
Ancienne tête de
pont coloniale, Douala s'est développée à l'embouchure du fleuve WOURI
qui jette ses eaux turbides dans le golfe de Guinée, face à Bioco,
ancienne 'île de
Fernando-Po.(carte de situation
régionale)
A 4° N de latitude, la ville baigne dans un
climat équatorial ; la moiteur y est permanente compte-tenu d'un total
pluviométrique annuel moyen de 4000 mm et d'une température moyenne de
27 °C ; l'amplitude y est peu marquée ( 2°C ).
Le climat humide et chaud est propice au
développement d'une végétation luxuriante de forêt dense et de
mangrove qui recule sous l'avancée de la nappe urbaine. Vers le nord et
l'ouest, de grandes plantations d'hévéa, de palmier à
huile, puis de théier occupent la basse plaine littorale en remontant les
premiers versants du mont Cameroun.
Le
site originel et la fixation coloniale A l'origine, trois
villages dont les noms se rapportent à des quartiers de l'agglomération
(Bell, Akwa, Deido) occupaient les rives du Wouri
en bordure de bas plateaux séparés par des vallons marécageux. Les
"Duala" virent arriver au 15è siècle les portugais, étonnés
par l'abondance des crevettes remontant la rivière qu'ils nommèrent
alors "rio dos camaroes".
Les allemands installèrent leur comptoir
commercial en 1884 qu'ils nommèrent "Kamerunstadt" ; à partir
de 1901, l'expression "Kamerun" fut utilisée pour désigner le
territoire entre océan et lac Tchad, tandis que la ville coloniale prit
le nom du peuple autochtone : Duala. Au coeur du centre tertiaire
administratif actuel, à l'un des angles de la place du gouvernement, un
édifice en forme de pagode rappelle le palais du
prince local, Duala Manga qui fut exécuté par les allemands.
Les trois villages primitifs sont désormais
soudés pour former une ville coloniale, territoire remis en mandat à la
France par la Société des Nations après la première guerre mondiale.
La France développa sur le front littoral un quartier administratif et un
port sur les deux rives du Wouri reliées par un
pont routier et ferroviaire depuis 1955.
Ainsi s'amorçait la fonction commerciale de la
ville, tandis que la fonction politique était dévolue à Yaoundé
construit sur un plateau forestier plus tempéré.
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