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Sur
les conseils avisés du docteur Joseph-Ignace Guillotin, l'Assemblée
constituante avait adopté l'idée d'une machine à décapiter pour les
sentences suprêmes. A la fin de l'année 1791, le gouvernement charge
Roederer, procureur général, de la mise au point d'une machine à décollation.
Celui-ci, à l'aide du docteur Louis, une sommité en médecine légale,
propose un modèle bientôt baptisé "louisette". Pour la construction,
on fait appel à un fabricant, un allemand, facteur de clavecins, de
pianos... et de scaphandres, Tobias Schmidt. Le 10 avril 1792, il emporte
le marché des guillotines, en proposant un devis de 960 livres par pièce,
ramené à 824 livres pour une "petite louison" construite pour chacun
des 83 départements.
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Durant
l'été 1792, le département doit donc lui aussi recevoir sa première
guillotine.
Les bourreaux ont souvent formé des dynasties. Ainsi Charles Lubin Lacaille,
mort en 1822 n'est remplacé qu' à titre provisoire par son adjoint Auguste
Gassoin (1822-1829) jusqu'à ce que son fils soit en âge de reprendre
la main (Charles-Marie-Louis Lacaille : 1829 …).
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