Retour à la page d'accueil La justice et la peine de mort
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La peine de mort : la guillotine
 
La Révolution ne fut pas en tout synonyme d'abolition. Ainsi la peine de mort comme les peines de travaux forcés furent maintenus. En 1791, on adopte même la formule célèbre "tout condamné à mort aura la tête tranchée".
Sur les conseils avisés du docteur Joseph-Ignace Guillotin, l'Assemblée constituante avait adopté l'idée d'une machine à décapiter pour les sentences suprêmes. A la fin de l'année 1791, le gouvernement charge Roederer, procureur général, de la mise au point d'une machine à décollation. Celui-ci, à l'aide du docteur Louis, une sommité en médecine légale, propose un modèle bientôt baptisé "louisette". Pour la construction, on fait appel à un fabricant, un allemand, facteur de clavecins, de pianos... et de scaphandres, Tobias Schmidt. Le 10 avril 1792, il emporte le marché des guillotines, en proposant un devis de 960 livres par pièce, ramené à 824 livres pour une "petite louison" construite pour chacun des 83 départements.
Détail de l'image
Gravure anonyme, Bibliothèque Nationale, Paris
Durant l'été 1792, le département doit donc lui aussi recevoir sa première guillotine.
Les bourreaux ont souvent formé des dynasties. Ainsi Charles Lubin Lacaille, mort en 1822 n'est remplacé qu' à titre provisoire par son adjoint Auguste Gassoin (1822-1829) jusqu'à ce que son fils soit en âge de reprendre la main (Charles-Marie-Louis Lacaille : 1829 …).
Dernière mise à jour : 29 septembre, 2001   Bouton de navigation