|
L'habitat populaire et informel pousse les limites de l'urbanisation vers les périphéries latérales de l'agglomération en partant à l'assaut des versants pentus du massif du Pichincha. Ici l'habitat franchit l'altitude de 3000 mètres pour s'inscrire dans des secteurs à risques (séismes, inondations fréquentes) ; de plus, les pouvoirs publics du district ne peuvent distribuer les services de base vers ces zones reculées souvent sans voirie : l'eau potable fait défaut, le traitement des ordures ménagères est inexistant et les cas de maladies contagieuses sont fréquentes. Nous sommes ici dans le cas d'un peuplement spontané et marginal dont la prise en charge est le fait d'organisations caritatives et des mouvements d'église. D'autres quartiers ont surgi spontanément aux extrémités septentrionales et méridionales de l'agglomération à proximité des zones industrielles et le long des axes panaméricains, mais ils bénéficient des initiatives de régularisation lancées par les autorités districales qui cherchent à créer une véritable démocratie participative. |
![]()