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Francisque
du Maréchal. Encadrant le texte, une scène champêtre avec un
paysan, une faucille, à gauche un ouvrier devant son enclume.
S.l., s.d., 55x44, bleu, rouge et noir sur fond blanc.
Archives Départementales des Côtes-d'Armor. 25 Fi 28 |
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Analyse de
l'image :L'affiche
illustre le refus des extrêmes d'un Maréchal. "Je me suis promis à moi-même de ne
connaître en France ni partis, ni classes." déclare-t-il le 31/12/1940. Du fond de
la mine aux récoltes ensoleillées, les travailleurs doivent oublier les luttes sociales
pour se fondre dans un même modèle productif. Ce sentiment d'unité est exprimé
par la représentation de deux personnes regardant sereinement dans la même
direction. La Francisque ici ne sépare pas, ne tranche pas mais rassemble. Cette imagerie
est à rapprocher des représentations mussolinienne mais aussi stalinienne du monde du
travail. La certitude est au pouvoir, son message ne tolère pas le doute.
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Contexte :La propagande pétainiste
prône le rapprochement des partenaires de la production industrielle qui doivent
collaborer dans les Corporations conçues sur le modèle du fascisme mussolinien.
L'ouvrier et le patron sont censés avoir les mêmes intérêts et coexister dans
l'entreprise. Mais les organismes prévus à cet effet par la Charte du Travail, les
comités sociaux d'entreprise ont beaucoup de mal à voir le jour de 1942 à 1944,
d'autant plus qu'ils fonctionnent au profit du patronat. Dans les Côtes-du-Nord, cinq
grandes entreprises seulement dont Chaffoteaux à Saint-Brieuc et Tanvez à Guingamp ont
mis sur pied leurs comités sociaux en 1944. Une fraction non-négligeable de la classe
ouvrière dans les villes participe à la Résistance ou soutient son action. Pour
Pétain, la défaite a été le fruit des divisions et des luttes sociales du Front
populaire comme le laisse entendre le texte de l'affiche.
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QCM |
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