|
|
Un
résistant, une arme au poing, vient de faire feu, enveloppé dans le drapeau
français. Derrière lui, un bolchévique (Staline?) guide son geste.
Auteur présumé : Eric Cassel, Paris, Edition du secrétariat général de
l'information et de la propagande, Imp. Bedos et Cie, s.d. (1941), 109 X 84, multicolore
avec encadrement blanc.
Archives Départementales des Côtes-d'Armor. Coll. Le Jeune. |
|
Analyse de l'image :Cette affiche participe d'une campagne contre la
Résistance, sur le mode de l'antibolchévisme. Le résistant, qui se voit affublé d'un
faciès de voyou, est assimilé à un assassin. Cette affiche, très abondamment
diffusée et réemployée sous forme de tracts, d'autocollants et de brochures, était
complétée par une seconde reprenant entre autre : "Ils assassinent et des innocents
payent pour eux. Des femmes et des enfants souffrent des restrictions plus sévères. Des
trains de prisonniers libérables font demi-tour."
|
Contexte :Lorsque la lutte armée se développe sous limpulsion du Parti
communiste qui se lance dans les attentats contre larmée allemande à partir de
l'été 1941 (à Paris, Nantes et Bordeaux), provoquant l'exécution d'otages désignés
par Vichy comme à Châteaubriant , la propagande officielle condamnent "les
terroristes", les Résistants. En 1943 et surtout en 1944, on présente ces
combattants de "l'armée de l'ombre" comme des "assassins". Mais
l'opinion publique, si elle craint les représailles, est de plus en plus favorable aux
sabotages et aux actions, en particulier dans les Côtes du Nord. Les partisans de Londres
et de l'Armée secrète préfèrent attendre le jour J. du débarquement pour agir. Les
nazis avec "l'affiche rouge" du groupe Manouchian qui tombe à Paris à la fin
de 1943 dénoncent l'origine étrangère de combattants de la M.O.I.-F.T.P.
(main-doeuvre immigrée des Francs-tireurs et Partisans français). Sur l'affiche,
on présente les résistants comme des hommes manipulés par les "Soviets et les
juifs".
|
QCM |
|