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A la maison
du prisonnier, en son "absence", le service prisonniers du secours national vous
aidera. Service propagande du Commissariat général aux prisonniers de guerre et aux
familles des prisonniers de guerre.
Une femme entourée de ses deux enfants, rêve de son mari prisonnier en Allemagne. Le
visage de ce dernier est esquissé devant elle.
(Del) J.
Jacquelin. Oraff, V.II.178. - S.L., s.d., 79 X 59,5, tricolore sur fond blanc.
Archives Départementales des Côtes-d'Armor. Coll. Le Jeune, 25 Fi 91. |
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Analyse de l'image :L'affiche fait vibrer la corde sensible de l'absence ;
celle du prisonnier de guerre que personne n'oublie. Son visage prend d'ailleurs la
majeure partie de l'affiche. Le rôle de la maison du prisonnier est donc ici de permettre
à chaque famille de prisonnier de conserver espoir, d'y trouver aide et réconfort.
Le régime de Vichy, au regard de sa propagande sur la famille, ne peut pas se permettre
d'oublier ces familles séparées. D'ailleurs le travail de ces maisons de
prisonniers se poursuivra dans le cadre des lendemains de la Libération au profit
aussi des déportés et réfugiés.
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Contexte :A la fin 1941, le pays compte 1 216 000 prisonniers de
guerre encore en captivité. Le 19 septembre 194, un Commissariat au reclassement des
prisonniers de guerre est créé avec pour objectif de fonder dans chaque département un
lieu central d'accueil pour les rapatriés et les familles des prisonniers. Dotée d'un
directeur et placée sous la responsabilité du préfet, cette Maison du Prisonnier a pour
but d'aider les prisonniers et leurs familles dans toutes les démarches et de résoudre
leurs nombreux problèmes. En 1942, on compte 122 maisons et annexes et plus de 150 en
1944. A la Libération, elles sont transformées en Maisons du Prisonnier et du Déporté
et leurs compétences sont élargies dans le cadre du Ministère des Prisonniers,
Déportés et Réfugiés.
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QCM |
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