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1er mai.
Fête du travail. Je tiens les promesses même celles des autres. Ph. Pétain. Extrait du
discours de Saint-Etienne à propos de la réalisation des retraites des vieux. Le
maréchal serrant la main à un ouvrier sur fond d'usine ; francisque du maréchal
entourée de l'inscription, 1er mai, fête nationale du travail.
D'après R.
Coudon. - Paris, Imp. Bedos et Cie, (1941), 118 X 79, multicolore sur fond beige avec
encadrement blanc.
Archives départementales des Côtes d'Armor. 2W 24 (5) / 25 Fi 27 |
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Analyse de l'image : L'affiche se partage simplement entre une
phrase et un dessin. Ce dernier, coloré dans les tons rouges, présente une symbolique
élémentaire : Pétain, reconnaissable, soutien et salut l'ouvrier
anonyme qui représente tout le prolétariat. Des détails, les cheveux blancs, la
moustache ou la médaille, accentuent l'image du sage et de l'homme de confiance
comme d'expérience. Cette poignée fraternelle scelle la réussite industrielle du pays,
illustrée au second plan.
Quant au texte, il martèle la loyauté du maréchal vis-à-vis du peuple français.
Celle-ci est opposée aux promesses non-tenues des gouvernements précédents, et
l'annonce de la réalisation de la retraite des vieux (le terme n'est alors pas
péjoratif) sert d'exemple et de preuve.
Cette affiche appartient à une trilogie visant à honorer le travail et la
solidarité sociale. Elle est tirée à plus de trois millions d'exemplaires. Cette
campagne de propagande (la plus importante de l'occupation) lançait, à l'instar de
l'Allemagne, la première fête du travail, le 1er mai 1941. Coïncidant avec la
Saint-Philippe, prénom du maréchal, celui-ci tenait à lui donner une ampleur sans
précédent. Il en serait le centre, comme sa francisque au coeur de l'hexagone qui
couronne l'affiche.
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Contexte :Partisans du corporatisme, les idéologues du
régime se sont donnés comme objectif d'extirper la lutte des classes de la société
française. L'Etat autoritaire devait aussi organiser le marché en supprimant le
libéralisme, source de concurrence excessive selon bon nombre d'industriels séduits par
la doctrine corporatiste. Dans l'industrie, des Comités d'organisation (C.O.) par
branches vont se charger de la répartition des matières premières et de l'énergie dans
une période de grave pénurie à cause du pillage économique du Reich. Contrôlés par
le grand patronat, les C.O. avantagent la grande industrie au détriment des petites
entreprises et de l'artisanat en contradiction avec l'idéologie proclamée au début de
la Révolution nationale. Selon Vichy, la lutte des classes étant artificielle, on
pourrait la supprimer en rassemblant employeurs et salariés dans la même structure
sociale. Dans son discours de Saint-Etienne, prononcé le ler mars 1941, Pétain promet
une Charte du Travail qui ne verra le jour que le 4 octobre 1941. Elle a été ,
préparée par R. Belin, ancien secrétaire général-adjoint. de la C.G.T., ministre du
Travail. Journée symbolique pour les travailleurs la fête du ler mai est récupérée
par le régime.
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QCM |
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