Peuplement et maîtrise du territoire en Russie

Transports et maîtrise du territoire en Russie

 

Les transports restent un goulet d'étranglement qu'expliquent l'importance des distances, le déséquilibre croissant entre la répartition des hommes et celle des ressources, les contraintes climatiques, l'héritage de la période soviétique, les difficultés de la transition économique. Ils organisent l'espace et sont un enjeu majeur pour la maîtrise du territoire russe. 
Cette page propose des documents pour le montrer ou pour bâtir un sujet de devoir.

Les réseaux de transport


Répartition des ressources énergétiques et de la population

Les transports dans l'espace russe. 
Extraits de l'article de J. Radvanyi publié sur le site académique de Reims.
www.ac-reims.fr/datice/bul_acad/Hist-Geo/bul25/radvanyi.htm

L'article insiste sur l'insuffisance des réseaux, les conséquences de l'éclatement de l'URSS et les oléoducs évacuant le pétrole de la Caspienne.

Deux ports. Cliquez sur l'imagette pour voir l'image en taille réelle sur son site. Les deux ports sont localisés sur la carte ci-dessus.   
 
(source : www.worldcityphotos.org)


Novorossiisk sur la mer Noire, port d'exportation du pétrole kazakh.
L'oléoduc Tengiz-Novorossiisk a été inauguré en mars 2001


Dikson en hiver

Graphique du trafic de marchandises: héritages (poids du rail et faiblesse de la route), crise économique, importance des hydrocarbures.
Le trafic passagers a lui aussi reculé de moitié entre 1990 et 98. Là aussi le rail (55% du trafic) l'emporte; malgré les distances, l'avion ne représente que 20% du trafic passagers. L'automobile reste assez peu diffusée (1 voiture pour 9 habitants en 2000 contre 1 pour 2 en France ou aux EU).

* voie d'eau : y compris les liaisons maritimes intérieures ; conduites : oléoducs et gazoducs.


Les transports en Sibérie

Les distances qui séparent les grands gisements sibériens des consommateurs (...) sont considérables: 1500 km entre le Transsibérien et Iambourg (1), 10 500 km de Mourmansk à Vladivostok par la voie maritime nord. Mais il faut tenir compte des temps réels de transport. Les camions atteignent 80 km/h sur les pistes bien tracées, mais les moyennes baissent du fait des période de neige, de verglas ou de brouillard. Les vitesses sont en revanche beaucoup plus lentes sur les pistes en plaques de béton de la plaine de l'Ob: 20 à 30 km/h et même les engins spéciaux, soumis à rude épreuve, s'usent vite.
On comprend dès lors les affres des services chargés d'acheminer des tonnes d'équipement vers les fronts pionniers. Il faut souvent les transborder du Transsibérien sur des bateaux, puis sur des camions pour des dizaines, voire des centaines de kilomètres dans la toundra. Or l'Ob n'est navigable que 190 jours en amont, de 100 à 140 jours à son embouchure et il faudra attendre le gel des marécages pour arriver à destination. (...) Le train représente une grande assurance face aux aléas climatiques, mais outre sa rareté, il n'est guère plus rapide du fait de l'encombrement extrême des voies souvent uniques. (....)
Depuis 1990, l'application des nouveaux tarifs de transport et la désorganisation générale placent les régions du nord dans une situation catastrophique.

J. Radvanyi, la nouvelle Russie, A. Colin 2000

(1) gisement de gaz près de l'embouchure de l'Ob