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Documents 1 à 3
- Quelle est la
situation alimentaire du Brésil?
- En quoi cette situation est-elle paradoxale?
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| 1 -
La situation alimentaire en Amérique latine (quantité
moyenne de calories par habitant et par jour, 1997)
Cliquez
sur les vignettes pour les agrandir.
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| 2 -
La
croissance de la population brésilienne dans la seconde moitié du 20e
siècle |

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3 - Quarante-cinq ans après le livre
célèbre de Josué de Castro, « Géographie de
la faim», la récente « Action des citoyens
contre la misère et pour la vie », plus connue
sous le nom de « Campagne contre la faim », a bien fait apparaître que le
Brésil d’aujourd’hui est loin d’avoir résolu le grave problème
de la sous-alimentation, qui touche aujourd’hui encore plus de 20 % de sa
population. (...)
L’enquête nationale sur la
santé et la nutrition de 1989 révèle que plus de 1 million d’enfants de moins
de cinq ans, soit 7 % de cette classe d’âge, sont victimes de malnutrition
modérée ou grave, ce qui place le Brésil entre le Chili (3 %) et la
Colombie (10 %). Une telle situation, qui tend à s’aggraver, est d’autant
plus révoltante que le Brésil, un des premiers exportateurs
mondiaux de produits agricoles, ne manque pas d’aliments pour nourrir sa
population. Sa production de grains, par exemple, a suivi la
croissance de la population (et a même légèrement
progressé) au cours des dix dernières années.
D. Rodrigues
Hees, H. Théry et Ph. Waniez, Cahiers des sciences humaines, 1994
www.bondy.ird.fr/pleins_textes/pleins_textes_4/sci_hum/41403.pdf |
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4
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Evolution de quelques productions brésiliennes, 1974 - 1999
Le café, les agrumes et le soja (destiné à l'alimentation animale),
sous forme brute ou transformée par l'industrie agroalimentaire, sont en
grande partie exportés. La canne est cultivée pour produire du sucre,
mais aussi de l'alcool industriel. |
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Document 4
- Quelles sont les productions qui ont connu la plus forte
croissance ?
- La croissance de la production vise-t-elle directement à
nourrir les hommes? |
| 5 -
Evolution des importations et exportations agroalimentaires du Brésil,
1961 - 1997 |
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Mettez en relation les documents 4 et 5 |
6
- Une exploitation du Parana
L’agriculteur
brésilien que nous avons rencontré est propriétaire de neuf
tracteurs, mais possède
également cinq moissonneuses - batteuses,
trois semoirs destinés au semis de blé et trois pour le semis de
soja. Les tracteurs tournent en moyenne 500 heures par an. Il
achète 70 % des semences de soja tandis que 30 % sont produites à
la ferme. Son exploitation emploie huit salariés avec une
superficie de 2 000 ha. La production de soja est évaluée à 1 000
000 sacs par an (un sac pèse 60 kg). Il a investi dans une unité
de stockage qui a une capacité de 90 000 sacs.
www.terre-net.fr/dossiers/reportages_machinisme/Valtra.ASP |
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localisation |
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7
-
le front pionnier dans l'état du Rondônia.
image satellitale Landsat 1995
www.dpi.inpe.br/dalves/fotos/TM-1995.html
Cliquez sur
la flèche bleue ou sur l'adresse ci-dessus.
Les
satellites enregistrent les radiations émises par la surface terrestre ;
à partir de ces données, sont élaborées des images, dont les couleurs
sont choisies arbitrairement. Sur cette image, la forêt est représentée
en vert, les zones défrichées et mises en culture en violet.
La route BR364 qui traverse la région relie la capitale du Rondônia aux
grandes métropoles du sud du pays.
L'analyse de cette zone
peut être approfondie avec des extraits d'un article publié sur
Cybergéo: http://www.cybergeo.presse.fr/geocult/tourneau/article1.htm
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Document 7
- A
l'aide des coordonnées placées autour de l'image et d'un atlas,
localisez l'espace représenté.
- Décrivez l'espace défriché. Autour de quel axe est-il organisé?
Pourquoi?
- Dans quelle direction s'effectue l'expansion des défrichements?
Vous pouvez
vérifier la réponse à cette dernière question à l'aide des images
suivantes.
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8 - l'avancée du front pionnier dans le Rondônia
images satellitales Landsat 1975, 1986, 1992.
edcwww.cr.usgs.gov/earthshots/slow/Rondonia/Rondonia
Cliquez sur
la flèche bleue ou sur l'adresse ci-dessus. |
Dans cette série présentée, le
rouge représente la forêt ; le bleu les terres défrichées. |
9 - L'espace
agricole brésilien
Cliquez
sur la vignette pour l'agrandir. |
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Documents 6 à 9
- Comment le Brésil a-t-il accru sa production agricole? |
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Recherchez dans les documents précédents des arguments montrant que le
Brésil n'a pas surmonté toutes ses difficultés alimentaires et
agricoles. |
10
- Agriculture commerciale et agriculture vivrière
| Il existe
de grandes différences entre la petite agriculture à vocation
vivrière et la grande culture d’exportation. Tout oppose ces deux
milieux : les techniques culturales utilisées, les revenus
induits par l’activité et par suite les niveaux de vie des
exploitants. L’agriculture brésilienne se modernise, se
restructure, s’industrialise mais beaucoup d’acteurs de ce monde
rural restent en marge de ces progrès car ils ne disposent pas des
moyens financiers nécessaires à de tels investissements.
d'après
M.F Fleury et H. Théry, site de l'académie de
Rouen
www.ac-rouen.fr/hist-geo/doc/ddc/brs/brs.htm |
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11 - "La
région-problème, le Nordeste" (H.
Théry)
La région
Nordeste, bien connue pour les difficultés qu’elle rencontre
en période de sécheresse, détient le triste record de pauvreté.
Le
revenu moyen régional du Nordeste est le plus faible du pays.
40.9 % de la population totale vit en dessous du niveau
officiel de pauvreté.
La pauvreté dans les espaces ruraux du Nordeste a ses racines dans
la
distribution de la terre. En effet, les exploitations de moins de
10 hectares représentent 70 % de l’ensemble des exploitations,
mais
3 % seulement de la superficie utilisée de la région. A l’opposé,
les
très grandes exploitations de plus de 1 000 hectares occupent 32 %
des
terres, concentrées entre les mains de 0,4 % seulement des
exploitants.
D. Rodrigues
Hees, H. Théry et Ph. Waniez, Cahiers des sciences humaines, 1994
www.bondy.ird.fr/pleins_textes/pleins_textes_4/sci_hum/41403.pdf |
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Document 11
- Relevez 3 explications du maintien de problèmes
alimentaires dans le Nordeste.
Documents 1 à 11
- Montrez que les problèmes alimentaires et agricoles se
posent en termes différents à l'échelle nationale et à l'échelle
régionale.
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12 - une
répartition inégale de la terre
| Le Brésil
connaît la seconde plus forte concentration foncière au monde,
derrière le Paraguay. Environ 1% des propriétaires détiennent 46%
des terres tandis que 90% d’entre eux n’en possèdent que 20%.
Selon l’Institut national de la colonisation et de la réforme
agraire (INCRA), plus de 100 millions d’hectares de terres sont
laissés en friche alors qu’ils pourraient être exploités. Ce phénomène
explique largement la vague d’exode qui a poussé cinq millions de
paysans vers les villes au cours des 20 dernières années. Avec
leur famille, ils sont allés grossir les masses de chômeurs qui
survivent dans des villes surpeuplées comme São Paulo ou Rio de
Janeiro.
Kintto
Lucas, Courrier de l'Unesco, janvier 2001
www.unesco.org/courier/2001_01/fr/doss21.htm |
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Documents 10 à 12
- Quelles sont les différentes conséquences de l'inégale
répartition de la terre ? |
| répartition des
exploitations selon la taille, 1996 |
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13
- Faut-il continuer à mettre en culture des terres en Amazonie?
Les
propriétaires terriens et les écologistes brésiliens se
souviendront de l’an 2000. Tout au long de l’année, ils n’ont
pas cessé de s’affronter à propos de la révision du Code
forestier, visant à augmenter la déforestation autorisée dans la
forêt amazonienne, alors que 532 000 km2 ont déjà été
dévastés entre 1978 et 1997.
En mai dernier, un sondage a révélé que 90% des Brésiliens
estimaient qu’une exploitation plus intensive de la forêt
n’aiderait en rien à réduire la malnutrition dans le pays. Le
journal Gazeta Mercantil rappelait qu’au Brésil, les terres
productives ne manquent pas.
«En Amazonie, le projet a été rejeté. (...) Tout le monde a
compris qu’un bien public allait être détruit sans générer la
moindre dynamique de développement.» affirme le biologiste
Adalberto Verissimo.
Le retournement de l’opinion publique brésilienne, désormais en
phase avec ce que réclament depuis des années de nombreuses
institutions et organisations internationales, est la conséquence
du fiasco économique résultant de l’exploitation sauvage de la
forêt. La plus grande partie des zones déboisées a été
reconvertie en zone d’élevage, de plantation de soja, de palme,
de café et de poivre. Or, ces cultures exogènes, peu adaptées à
des sols pauvres et à des pluies abondantes, prospèrent
difficilement dans plus des deux tiers de la région.
De plus, la moitié des 20 millions d’hectares de pâturage sont
dans un état avancé de dégradation. Et comme les rendements sont
faibles, les agriculteurs cherchent de nouvelles terres. Résultat,
la déforestation progresse chaque année et toujours sans grand résultat,
puisque 78% des sols sont acides et naturellement peu
fertiles.
D.
Alves, Courrier de l'Unesco, novembre 2000 www.unesco.org/courier/2000_11/fr/planet.htm |
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Document 13
- Pour quelles raisons la conquête agricole de l'Amazonie
est-elle remise en cause?
- Pourquoi peut-on dire que la conquête des terres
amazoniennes s'est faite sans souci d'un développement durable (*) ?
- Quels sont les Brésiliens favorables à la poursuite de
cette mise en culture?
(*) développement
durable: mode de développement répondant aux besoins du présent tout en
préservant les besoins des générations futures. |
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A partir de l'ensemble des documents, rédigez une synthèse montrant les
réussites et les limites de la politique agricole du Brésil.
Vous êtes chargé d'étudier comment améliorer la situation alimentaire
du pays. Présentez deux mesures possibles et montrez leurs conséquences
économiques, sociales, environnementales. |