Agriculture et développement en Amérique latine
ÉTUDE DE DOCUMENTS:
Dans quelle mesure l'agriculture contribue-t-elle au développement en Amérique
latine?
Comment traiter le thème "Agriculture et développement en Amérique latine" en terminale en n'y consacrant que 2 ou 3 heures? La démarche proposée ici est l'étude de trois exemples.
La classe est divisée en 3, chaque tiers
prenant en charge l'étude d'un exemple.
-- Travail à la maison, pouvant être guidé
à l'aide d'un questionnaire, sur un des 3 exemples. Sélectionner
et classer les informations : élaboration
d'un tableau à double entrée.
-- En classe : comptes-rendus des 3 cas ; comparaison
des 3 cas ; synthèse finale élaborée par
le professeur.
On peut aussi n'utiliser que 2 études de cas, et conserver la 3e en vue d'une évaluation.
AGRICULTURE ET DÉVELOPPEMENT
EN AMÉRIQUE LATINE :
L'EXEMPLE DU BRÉSIL
Les manuels utilisés sont ceux de Terminale
publiés en 1998.
| 1) | carte : les espaces agricoles brésiliens | Hachette, doc. 5 p. 259 |
| 2) | graphique : évolution de quelques productions | graphique ou Hachette, doc. 3 p. 258 |
| 3) | photo : exploitation de soja dans le Mato Grosso | Bertrand-Lacoste, doc. 2 p.251 |
| 4a) | affiche en faveur de la réforme agraire | Hachette, doc. 4 p. 251 |
| 4b) | texte : la question foncière (Le Monde, 1996) | Bertrand-Lacoste, doc. 2 p. 259 |
| 5) | texte : la colonisation de l'Amazonie (M. Droulers, 1995) | Galée, doc. 4 p. 188 |
AGRICULTURE ET DÉVELOPPEMENT
EN AMÉRIQUE LATINE :
L'EXEMPLE DU MEXIQUE
Les manuels utilisés sont ceux de Terminale
publiés en 1998.
| 1) | carte : les espaces agricoles mexicains | Hachette, doc. 2 p. 263 |
| 2a) | graphique : évolution de quelques productions | Hachette, doc. 1 p. 264 |
| 2b) | texte : un pays importateur (M. Pépin-Lehalleur, 1993) | Nathan, doc. 4 p. 243 |
| 3a) | photo : grande exploitation irriguée | Magnard, doc. 1 p.286 |
| 3b) | photo : paysan labourant à l'aide d'une araire | Nathan doc. 2 p. 255 |
| 4) | graphique : les structures foncières | Magnard, doc. 3 p.287 |
| 5) | texte : une nouvelle stratégie agricole (1995) | Hatier, doc. 4 p. 266 |
AGRICULTURE ET DÉVELOPPEMENT
EN AMÉRIQUE LATINE :
L'EXEMPLE DU PÉROU
Les manuels utilisés sont ceux de Terminale
publiés en 1998.
| 1) | carte : les espaces agricoles péruviens | carte |
| 2) | texte: l'oasis d'Ica (O. Dollfus 1997) | Galée, doc. 1 p. 175 |
| 3) | photo: semailles près du lac Titicaca | Hachette, photo 3 page 247 |
| 4) | texte: une réforme agraire? | texte |
| 5) |
texte: la forte croissance de la narco-agriculture (Atlas mondial des drogues 1996) |
Hatier, texte 5 page 279 |
Les espaces agricoles péruviens
Une réforme agraire ?
En
1960, le pays comptait 3800 domaines de plus de 500 ha, couvrant au total 14
millions d'hectares, 76% de la surface agricole. Parmi ceux-ci, 280 familles
possédaient 5 millions d'hectares. En bas de l'échelle, 700 000 exploitations
de moins de 5 ha ne totalisaient que 1 million d'hectares.
A. Vanneph, Agriculture, paysannerie et
ruralité en Amérique latine,
in Crises et mutations des agricultures, Editions du Temps 1997.
Au Pérou,
une première réforme agraire a été
lancée en 1964, mais d'une façon trop timide et
trop lente pour répondre de manière crédible
à la situation sociale très tendue des campagnes.
Une seconde loi, adoptée en 1969, a radicalisé
le processus. Entre 1969 et 1974, pas moins de 5,8 millions d'hectares
ont été expropriés , et près
de 200 000 familles installées sur des exploitations.
En 1964, les autorités ne voulaient faire courir aucun risque à l'agriculture
exportatrice. Aussi sur la côte, la surface autorisée de propriété fut-elle
fixée à 150 ha, et encore les entreprises plus vastes, mais reconnues
efficaces, échappaient-elles à l'expropriation. Dans la montagne andine en
revanche, les seuils d'expropriation devaient permettre de s'attaquer au
latifundio traditionnel . Enfin, pour encourager l'initiative sur les fronts
pionniers de la forêt amazonienne, il n'y était pas prévu d'expropriation. En
1969, les plantations du littoral au delà de la limite de 150 ha ne furent pas
épargnées; elles furent transformées en entreprises autogérées par les
travailleurs sous le contrôle de l'Etat.
Dès 1980, une nouvelle politique a été définie qui, en autorisant la privatisation et la division des entreprises
issues de la réforme agraire de 1969, ouvrait la porte
à une nouvelle concentration des terres . En 1991, l'autorisation donnée
aux sociétés anonymes d'être propriétaire
de terres confirmait le désengagement de l'État et le choix
pour la libre compétition du secteur privé.
d'après B. BRET, L'Amérique latine
: de la réforme agraire à l'agro-industrie,
in
Agricultures et campagnes dans le monde, SEDES 1996