| Contributions Pratiques de l'oral Comment inciter nos élèves à s'exprimer à l'oral ? Des collègues nous font part de leurs pratiques. Actividades de expresión oral Interacción oral : conversación (Eliane Gaudé Collège les Rochers Sévigné, Vitré) Metodología El objetivo es crear una conversación entre dos o tres alumnos según los temas, sin preparación. Algunas herramientas que sean de léxico, gramaticales o iconográficas podrán ser útiles. Se pueden destacar dos tipos de ejercicios de conversación. En el primero, la conversación tal como se va construyendo es en sí la meta de la actividad. (HABLAR) En el segundo, la conversación permite realizar una acción que valida el trabajo. (JUGAR) Si con el primer tipo de conversación los alumnos pueden sentir la necesidad de argumentar sobre cualquier tema, no cabe duda de que con el segundo tipo de conversación aprecian mejor la necesidad de expresarse bien y con rigor porque si no, fallan. El ejercicio se aproxima en este sentido a un juego. Temas HABLAR Un sábado por la mañana Dos o tres compañeros hablan de lo que van a hacer por la tarde. No les gusta lo mismo, pero quieren quedar juntos. Argumentan y al final se ponen de acuerdo.
Herramientas: Pues,
vale, bueno, ni hablar, qué va, pero, sin embargo, entonces
Las compras Una madre / un padre habla con su hija / hijo delante de la nevera vacía en la cocina. Preparan la lista de la compra. No les gusta lo mismo. Se puede orientar la conversación según lo estudiado en clase.
Herramientas: ídem
La entrevista Un(a) periodista de televisión le hace una entrevista a un(a) gran escritor(a), deportista, hombre político, cantante, actor / actriz. El periodista puede dirigirse al público para presentar a su invitado y tener preparadas algunas preguntas. El / la invitado(a) previamente debe pensar en su personaje (edad, nacionalidad, éxitos, proyectos ) Herramientas: En efecto, claro, pues, entonces, por supuesto, el éxito, últimamente... Verbos: Acabar de, vender, tener éxito, grabar, rodar muy variados según el oficio del invitado. Pensar en: El pasado, el futuro, definir la personalidad, el carácter Tiempos: pasado,
presente, futuro (según el nivel de la clase)
JUGAR ¿Conoces a Fulano? De dos en dos. Dos alumnos se ponen de espaldas, cada uno tiene una foto (la misma) con muchas personas de distintas edades. Uno escoge a un personaje en secreto y pregunta a su compañero de juego: ¿conoces a mi primo? El otro contesta que no y empieza a hacer preguntas para adivinar quién es. ¿Cuántos años tiene? ¿Es de pelo castaño? ¿Lleva gafas? El compañero contesta con "sí" y "no" o "no sino...". Se puede fijar un máximo de ocho preguntas. Cuando el jugador piensa saber quien es, dice por ejemplo: "es el tercer chico a partir de la derecha " Si acierta marca un punto. Luego cambian de papel. Léxico: la familia, la descripción física, los vestidos Sintaxis: formular
preguntas, no
sino
|
Le théâtre comme activité dexpression orale en espagnol
Introduction Etant depuis neuf ans animatrice dun atelier théâtre au sein du Collège où jenseigne, jai très rapidement souhaité utiliser cette « compétence » pour mes cours despagnol. Voilà où jen suis après plusieurs années de pratique en classe de 4ème et de 3ème. Je précise que le Collège grâce à lexistence de lAtelier théâtre depuis 18 ans, est équipé dune salle « audio » avec moquette au sol, projecteurs, rideau noir, loge, costumes et accessoires. Loutil rend le travail plus abouti, plus spectaculaire mais il mest souvent arrivé, quand la salle était occupée, de faire lactivité en classe. Mon objectif est avant tout linguistique. Les élèves parlent à la première personne du singulier sur une dizaine de répliques, chose difficile à obtenir en classe. Ils vivent physiquement ce quils racontent, le texte sappuyant sur le corps il prend par conséquent tout son sens. Ils acquièrent par la mémorisation et la mise en jeu des automatismes. Dautres atouts accompagnent lactivité : sortir de la classe et rompre la routine, mais surtout samuser. Les scènes sont choisies pour leur intérêt linguistique voire grammatical mais aussi parce quelles sont vivantes, drôles, offrent des retournements de situations Quand jannonce aux élèves au début de lexploitation dun texte, quils iront le jouer en salle audio, inévitablement ils râlent. Lexercice est exigent, il faut apprendre le texte, et se mettre sous la lumière. Et puis jouer Perlimplín quand on a quatorze ans, ce nest pas facile. Pourtant globalement ils aiment beaucoup ces séances de travail et demandent régulièrement à repasser. Ils sont en confiance et tous logés à la même enseigne.
Le protocole
Le texte sinscrit toujours dans une séquence, on létudie en classe comme tout document sauf que dès le départ les rôles sont distribués et quau niveau 3ème quand les répliques sont nombreuses, les élèves lapprennent en deux fois. Souvent en classe on sentraîne à des lectures expressives. Le jour J, les élèves se déchaussent sassoient côté public et je sors les accessoires, je prépare la bande son sil y en a une. On relit ensemble une dernière fois le texte en insistant sur les difficultés de prononciation. On se met daccord sur une mise en scène très simple qui permette au public de voir les acteurs autrement que de dos (grande tentation) et on règle les entrées et les sorties. Je demande des volontaires pour jouer la première fois sachant que cet essai permet de voir ce que cela donne et que les élèves ne sont pas notés : ils repassent à la fin. Jévalue chaque élève, celui qui a appris son texte est assuré davoir la moyenne, le plus cest le jeu, laisance, loriginalité dans les propositions. Un élève qui a fait quelques fautes mais qui sest risqué à jouer la peur, la colère, la surprise, le rire est valorisé. Lenjeu nest pas la récitation mais lexpression motivée par une situation. Je pense que cette activité a toute sa place dans un enseignement de langue vivante. Jen suis convaincue quand les enfants applaudissent, quand ils demandent à repasser, quand lannée suivante lors dune activité dexpression écrite je retrouve des répliques des scènes de lan passé.
Quelques scènes Voici quelques scènes sorties des manuels qui se prêtent bien à cette exploitation
|
ORAL : Intervention de témoins directs dans la classe Quand on passe des « personnages » aux « vraies personnes » Au-delà de la langue quil enseigne, le professeur despagnol ouvre des fenêtres sur un monde nouveau, sur des vies différentes, sur des cultures inconnues aux élèves. Mais malgré les livres, malgré les nouvelles technologies, il est parfois difficile de rendre compte de la réalité hispanique ou latino-américaine. Et il est surtout difficile de susciter le désir de parler. Et je ne parle même pas de ressentir du plaisir lors dune conversation. Soyons honnêtes ! Le cadre de la classe ne se prête pas vraiment au dialogue spontané. Alors, comment peut-on passer du livre ou de lécran à la situation réelle de communication, du commentaire à lémotion ? Faire intervenir des témoins directs dans la classe a été une des solutions pour lesquelles jai opté. Jai donc invité dans la classe des Latino-américains, vivant en France depuis peu, pour témoigner sur leur expérience de lexpatriation. Lobjectif était de confronter les élèves à de « vraies personnes » (comme ils le disent eux-mêmes) qui ont vécu les mêmes situations que celles évoquées dans les textes que jallais étudier au cours de lannée. Javais envie que les élèves comprennent et captent tout de suite dans les textes la profondeur des émotions. Sur les trois années où jai tenté lexpérience, à chaque fois le pari a été réussi. Après ces rencontres, les classes réagissaient vivement sur les textes, le thème de lexil « parlait » soudain aux jeunes français qui navaient jamais vécu la situation dexilé et qui par conséquent avaient du mal à la « comprendre » et donc à la « commenter » auparavant. Les interviews sont préparées en classe et par groupes sur 1 heure, car je ne crois pas que les interviews soient réussies quand elles ne sont pas préparées. Je crois quanticiper et réfléchir sur la portée des questions permet de faciliter ensuite la compréhension de la réponse. Chaque groupe prépare donc des questions sur un thème différent autour du thème de lexil :
Les élèves ont chaque fois été très sensibles aux témoignages des différents invités. La première année, cest un petit garçon de dix ans qui est venu leur « dire » combien il avait trouvé dure la décision de ses parents argentins de quitter le pays en crise. Les élèves sont restés admiratifs devant ce petit bonhomme qui en deux ans avait appris la langue et qui sétait battu contre des difficultés quun élève de Terminale na en généralement pas rencontrées. La deuxième année, nous avons accueilli une dame dune soixantaine dannées. Elle avait décidé de laisser derrière elle sa Colombie pour que ses filles aient la chance détudier dans de bonnes conditions. Elle regrettait de ne pas arriver à sadapter ni à apprendre le français. Et enfin, la dernière année, nous avons reçu une de ses filles qui reconnaissait le sacrifice de ses parents. A ma grande surprise, les élèves avaient autant de plaisir à parler avec un enfant, une dame ou une étudiante. Chaque fois, ils sortaient du cours à reculons, essayant de poursuivre la conversation, car bien souvent, linterview donnait place à un vrai dialogue. Ce sont des moments rares ! Finalement, cette expérience permet aux élèves de sappuyer ensuite sur les témoignages, pour lire un texte, le comprendre, argumenter, imaginer une suite Ils percutent beaucoup plus vite. Et si les textes « parlent » aux élèves, ils les font parler ! Céline Viart Lycée Jeanne d'Arc Rennes |